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Arrestation d’Adama Gaye : Le ministre de la Justice assume !

Pour la première fois depuis l’interpellation du journalistes Adama Gaye, le Garde des sceaux, ministre de la Justice, s’est prononcé sur cette affaire qui défraie la chronique et alimente les débats sur la liberté d’expression au Sénégal. Intervenant en marge d’un séminaire organisé par la Cour suprême ce mardi 30 juillet, dans la petite côte, Me Malick Sall dit tout assumer dans l’arrestation de notre confrère. Il dit : “Dans cette affaire, dite d’Adama Gaye, j’assume toute ma responsabilité. Je ne peux, personnellement, en tant que Garde des Sceaux, voir un individu, par ses écrits, ses déclarations, passer son temps à insulter celui qui incarne l’institution la plus sérieuse, la plus en vue de notre Etat: le président de la République. J’assume toute ma responsabilité”. A entendre Me Malick Sall, la justice “ne permettra et n’autorisera quiconque, quel que soit son statut, de fouler au pied les fondamentaux de la République, de fouler aux pieds les institutions”. Car, conclut-il, “des institutions faibles, des institutions banalisées ouvrent la voie à la déstabilisation”.

Pour rappel, le journaliste et consultant Adama Gaye qui a été reçu en audience la veille par l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade, a été interpellé lundi 29 juillet, très tôt le matin par des éléments de la division des investigations criminelles (DIC). Il est poursuivi pour diffusion d’écrits contraires aux bonnes mœurs. Aux dernières nouvelles il a été déféré au parquet et placé sous mandat de dépôt et pourrait se voir appliqué les dispositions du fameux article 80 du code pénal qui prévoit et punit le délit d’offense au chef de l’Etat. Comme une trainée de poudre, son arrestation a fait le tour des réseaux sociaux et suscité l’indignation chez les défenseurs des droits de l’homme. L’association reporters sans frontières (RSF), a travers un tweet rendu public ce le jour même de l’arrestation du journaliste-activiste a demandé sa libération. La section sénégalaise d’Amnesty international plaide également la cause du journaliste et demande l’abrogation pure et simple de l’article 80 du code pénal sénégalais.

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