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ARRESTATION : 5 péchés retenus contre Pape Alé Niang !

Pape Alé Niang a été arrêté hier et placé en garde-à-vue à la sûreté urbaine. Le journaliste très critique à l’endroit du pouvoir est poursuivi pour « divulgation de documents militaires sans autorisation de la hiérarchie ». À l’annonce de son inculpation, des journalistes et des hommes politiques ont exprimé leur solidarité avec le journaliste. 

Le feuilleton politico-judiciaire qui résulte de l’affaire Sweat Beauté n’a pas fini de livrer tous ses secrets. En effet, le journaliste Pape Alé Niang a été arrêté hier en début d’après-midi par la sûreté urbaine de Dakar pour motif inconnu suite à une sortie après l’audition d’Ousmane Sonko, leader du parti Pastef. Après l’annonce de la nouvelle, les réactions se sont multipliées avec, notamment, le syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) qui a sorti un communiqué pour se solidariser : « le Synpics a pris contact avec l’avocat Me Bamba Cissé pour s’enquérir des motifs de cette arrestation et lui apporter toute l’assistance requise », lit-on dans un communiqué. La coordination des associations de presse(Cap) a également publié un communiqué et annoncée qu’elle compte apporter toute l’assistance requise à Pape Alé Niang. Dans la même veine, la coalition ‘’Taxawu Sénégal’’ dirigée par Khalifa Sall a réagi pour apporter son soutien au journaliste réputé proche du parti Pastef d’Ousmane Sonko. Khalifa Sall demande, par ailleurs, à ses avocats de l’assister non sans exiger sa libération « sans délai et sans condition »: « le Président Khalifa Ababacar Sall demande à tous les avocats de ‘’Taxawu Sénégal’’ de se rendre immédiatement dans les locaux de la sûreté urbaine pour assister le journaliste Pape Alé Niang », informe un communiqué. Puis, marquant son « indignation » à travers les réseaux sociaux, l’ancien maire de Dakar insiste et salue « le talent » d’un « combattant infatigable de la liberté d’expression et emblème vertueux du refus ». « Pape Alé est un pilier sûr de la démocratie par sa constance et son ardeur dans les combats justes contre la tyrannie.

Nous dénonçons avec vigueur cette arrestation qui constitue une atteinte flagrante à l’exercice du journalisme d’investigation », a notamment écrit Khalifa Sall avant de poursuivre : « Cette forfaiture est un autre coup porté à notre aventure collective par un régime qui exerce sa tyrannie sur les vigies de la Nation. La liberté de la presse garantit aux journalistes la possibilité d’enquêter librement et d’informer les citoyens sur tous les sujets, sans exception. Nous exigeons des autorités la libération immédiate de Pape Alé Niang ». Dans cette même lancée, le fondateur du Think Tank AfricaJom Center appelle à la libération de notre confrère. Pour Alioune Tine « Pape Alé Niang est un journaliste d’investigation, un genre qui partout dans le monde empêche les pouvoirs publics de dormir, qui créent polémiques, controverses. La judiciarisation et l’arrestation de Pape Alé ajoutent aux problèmes. Le libérer serait sage ».

Plus tard dans la soirée, l’un des avocats du mis en cause est revenu sur les chefs d’accusations retenus contre le fondateur du site Dakarmatin. Pour Me Ciré Clédor Ly, son client poursuivi pour « appel à la subversion ; recel et diffusion de documents administratifs estampillés secret et propagation de fausses nouvelles ». Cela fait suite à son live sur Facebook jeudi dernier déclarant avoir détenu « un rapport ultra confidentiel » de la Gendarmerie, dans l’affaire Sweet beauté. L’avocat dénonce cependant « une tentative de musellement » de son client, qui a passé la nuit dans les locaux du Commissariat central de Dakar.

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