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ARMES SAISIES À TOUBA : Les terribles aveux des présumés trafiquants

Saliou Thiam et Cheikh Lô. Ces deux noms sont sur toutes les lèvres dans la ville sainte de Touba où les commentaires autour de la saisie d’armes à feu opérée par les forces de polices occupent encore les devant de l’actualité.

Arrêtés samedi dernier et placés sous le régime de la garde-à-vue, les deux compères ont commencé à faire des aveux les uns plus explosifs que les autres. En effet, selon nos confrères du journal Libération qui sont revenus sur cette affaire dans leur édition de ce jeudi 22 juillet, Saliou Thiam, a été interrogé sur la provenance des armes et des munitions trouvées dans sa chambrette. Et, sans ambages, il cite des dignitaires religieux à Touba, Darou Mouhty, Dakar, Thiès et Diourbel. Mieux, informe Libération, le sieur Thiam a cité cinq hommes religieux parmi ses clients. Selon lui, ce sont ces dignitaires religieux qui lui remettent ces armes “destinées à la réparation ou à la vente”. Ce business auquel il s’adonne depuis plusieurs années, Saliou Thiam, âgé de 65 ans, dit l’avoir “hérité” de son père.

Dans les détails, il n’a pas hésité à expliquer aux enquêteurs : “(…) dès fois, j’achète des armes pour les revendre entre 200 mille francs CFA et 300 mille francs CFA suivant leur qualité. Quant à la réparation et l’entretien, les tarifs varient entre 2000 et 5000 francs CFA”.

Toujours selon nos confrères, Saliou Thiam qui a été interrogé sur la présence “d’autres trafiquants d’armes” dans la ville sainte, a répondu par l’affirmatif mais, n’a pas souhaité révéler aux enquêteurs leurs identités. “Je connais pas mal de trafiquants dans la ville mais je préfère garder leurs noms et adresses professionnelles”, aurait-il dit aux policiers.

Pour sa part, le sieur Cheikh Lo dit qu’il dispose d’une attestation de détention d’arme qui “était initialement un port d’arme”. “Ce document me permet de disposer d’une arme ainsi que de ses munitions”, s’est-il justifié. Cependant, les policiers avaient déjà découvert et mis la main sur plusieurs munitions de guerre cachées dans les toilettes.

Les deux hommes sont mis à la disposition du parquet de Diourbel pour association de malfaiteurs, trafic d’armes de petite et grande catégorie. Aux dernières nouvelles ils ont bénéficié d’un retour de parquet.

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