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AFFAIRE DE SON RAPT MANQUÉ : Coumba Kane totalement cernée par la gendarmerie

La victime présumée a été localisée à Keur Mbaye Fall (12 heures 52 minutes), puis à Lobat Fall (13 H 46 minutes) et, quelques heures plus tard, à Touba. Il faisait 18 heures 32 minutes. Après Touba, Coumba Kane était localisée à…Linguère à 21 heures 36 minutes.
Du nouveau dans “l’affaire Coumba Kane”, du nom de cette dame qui se disait victime d’un enlèvement le 15 janvier dernier. Selon des éléments de l’enquêtes de la gendarmerie relayés par nos confrères de L’Observateur, les résultats obtenus par la section de recherches n’ont pas permis de confirmer la thèse du rapt.
Selon nos confrères qui rappellent que l’enquête préliminaire avaient accouché d’une montagne d’incohérences nous disent que les derniers résultats non plus n’ont pas étaient en faveur de la victime présumée. “Aucun indice concordant et élément de preuve pouvant créditer la thèse du kidnapping n’a été relevé”. Ce constat fait, le dossier de la dame a été transmis au procureur de la République près le tribunal de grande instance de Pikine, qui va décider de la suite à lui donner.

En attendant, nous révèlent L’Obs, les enquêteurs ont mentionné en lettres capitales des passages troublants dans les dépositions de la dame. En effet, Coumba Kane avait affirmé que ses “ravisseurs” avaient confisqué son téléphone de marque Tecno et que si elle a réussi à joindre son mari, c’est grâce à un autre téléphone qu’elle avait soigneusement caché dans son sac. Cet appareil de marque Calus supportait une puce “Expresso” dont le numéro était méconnu, même par son mari. Seulement, les conclusions de l’opérateur “Expresso” ont infirmé les déclarations de Coumba Kane. Cette fameuse soir, le portable ayant servi à appeler le mari via “Expresso” est bien de marque Tecno et non Calus comme l’a dit la dame. Pis encore, les gendarmes ont pu mettre à nu les contradictions de la “victime” qui dit avoir appelé son mari – une seconde fois – alors qu’elle était “en pleine brousse, dans un lieu inconnu”. En réalité, révèle l’enquête, ce jour-là, à 18 heures 32 minutes, l’appel était émis à Touba, non loin de la grande mosquée.

Enfin, faisant l’économie des bornages effectués en cette fameuse journée du 15 janvier, les gendarmes ont relevé que le jour des faits, un premier bornage localisait Coumba Kane à Keur Mbaye Fall (12 heures 52 minutes), puis à Lobat Fall (13 H 46 minutes) et, quelques heures plus tard, à Touba. Il faisait 18 heures 32 minutes. Après Touba, la “victime présumée” était localisée à…Linguère à 21 heures 36 minutes. Elle y est restée 24 heures bonnes heures.

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