SOCIETE 
A la Une

Accusé de viol, Moussa Mbaye sauvé par un test ADN, 11 mois après

Il lui a fallu 11 longs mois pour enfin voir le bout du tunnel. Moussa Mbaye, commerçant de son état, a recouvré sa liberté après avoir purgé presque une année de prison pour viol suivi de grossesse sur une mineure de 16 ans. Convaincu de son innocence, il avait, avec le concours de ses avocats, sollicité des tests ADN. Il n’avait pas tort ! Mieux, le tribunal de grande instance de Dakar qui a les mains liées face à de tels résultats scientifiques, l’a finalement libéré. Le bonhomme de 39 ans, marié et polygame, a répondu aux questions de nos confrères de l’Observateur. Revenant sur cette histoire de mœurs, le commerçant qui importe des chaussures et des sacs pour femmes, dit avoir connu la plaignante, Mame Guèye Faye par l’intermédiaire de son mécanicien, un certain Malick. “Un jour, je lui (le mécanicien) avait laissé ma moto ; la fille qui habite le même domicile que le lui a vu les échantillons de chaussures dans le coffre. Apprenant que je vends des chaussures, elle m’a rendu une visite de courtoisie, en compagnie d’une amie”, explique d’abord M. Mbaye.

Mais, poursuit-il, “quelques temps après, à ma grande surprise, elle est revenue chez moi, en compagnie de son père m’accusant de viol suivi de grossesse. N’y comprenant absolument rien, je me suis dit qu’il s’agissais d’une cabale lorsque son père m’a proposé un règlement à l’amiable, moyennant de l’argent”. Un deal que le sieur a refusé et, s’en est suivie une plainte sur son dos, déposée à la gendarmerie de Colobane. Dans sa déclarations, la prétendue victime aurait dit aux pandores que son bourreau présumé avait utilisé une bombe asphyxiante pour abuser d’elle. “Par la suite, les gendarmes se sont présentés chez moi, à mon insu. Ils croyaient que j’avais fui et ont menacé d’embarquer ma première femme. Mon épouse m’a appelé au téléphone et m’a expliqué la situation. J’ai parlé aux gendarmes, leur disant que j’allais, dès mon retour, me présenter dans leurs locaux. C’est ce que j’ai fait. Ils m’ont entendu sur la base des accusations de la fille et m’ont arrêté”, raconte-t-il.

“J’ai dépensé près de 7 millions pour tirer cette affaire au clair”

Revenant sur son incarcération, Moussa Mbaye dit l’avoir vécu très mal de même que sa famille, sa première épouse, surtout qui tombait en syncope chaque fois qu’il se présentait à la barre. Il dit : “J’ai perdu l’appétit et le sommeil. Nous étions entassés comme des sardines dans des positions indescriptibles (…) J’ai connu cet enfer 3 mois durant et, à chaque fois qu’on me conduisait au parquet, j’avais du mal à marcher, mes pieds étaient enflés. Tout cela à cause d’une fausse accusation. (…) Mes épouses ont commis trois avocats ; elles ont aussi été escroquées de la somme de 450 mille francs par un intermédiaire qui s’était engagé à me sortir de prison. Au total, j’ai dépensé près de 7 millions de francs pour tirer cette affaire au clair”.
Malgré tout, M. Mbaye gardait espoir et avez confiance à la justice. “J’étais persuadé que le résultat du test ADN allait m’innocenter. Finalement, les conclusions du test ont confirmé son innocence et, révèle-t-il, “un ami m’a dit que la fille a été engrossée par un handicapé. Considérant cela comme une honte, elle a cherché à trouver un père à son enfant et j’étais une cible toute faite”.

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer