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ACCIDENT MORTEL DE YOFF : Le conducteur du camion condamné à 6 mois et une amende de 56 000 FCFA

Le tribunal des flagrants délits de Dakar n’a pas eu le pied lourd contre le chauffeur du camion ayant occasionné la mort de deux enfants et d’un marchand ambulant, la semaine dernière aux abords du cimetières de Yoff. Jugé ce mercredi 29 juillet et reconnu coupable d’homicide involontaire, de défaut de maitrise et de blessures volontaires, le conducteur du camion a été condamné à une peine ferme de six mois et d’une amende de 56 000 francs CFA.

Aussi, à compter de sa sortie de prison, prévue au mois de février prochain, son permis de conduire sera confisqué et suspendu pour une période de huit mois. Ce titre de transport, le chauffeur l’a obtenu en 2019.

Revenant sur les circonstances de l’accident, il a révélé qu’il conduisait “à une vitesse normale” mais qu’il a perdu le contrôle du véhicule quand le compresseur a éclaté. “Je ne pouvais plus maitriser le camion parce que j’étais sur un dos d’âne”, a-t-il détaillé en exprimant de vifs regrets tout en s’inclinant devant la mémoire des disparus.

Lors de ce procès, le propriétaire du camion est également tombé sous le coup de la loi. Il a écopé des mêmes sanctions pénales. Face au juge, il a reconnu reconnu que des défaillances techniques lui ont été signalées sur le véhicule. Il a confirmé la version du centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA) qui avait révélé une défaillance du système de freinage du camion. “Je l’avais réparé avant de le mettre en circulation”, a précisé le propriétaire qui avoue également qu’il n’est pas retourné au CCVA après cette réparation parce que le rendez-vous qu’on lui avait fixé “était loin”.

Le maître des poursuites qui convoque l’énormité des dégâts, avait requis une peine d’un an ferme. A en croire le procureur de la République, le propriétaire du camion avait connaissance de l’état du véhicule mais, il a fait preuve d’irresponsabilité, en le remettant en route. « Il savait qu’un véhicule qui n’est pas en norme ne doit pas circuler”, a soutenu le représentant du parquet.

Pour sa part, l’avocat de la défense a plaidé la clémence. Ce dernier a finalement était suivi par le tribunal.

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