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TRAÇAGE TÉLÉPHONIQUE : L’Etat lance la traque des cas communautaires

A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Pour mieux cerner les cas issus de la transmission communautaire, le Ministère de la santé et de l’action sociale, a saisi la commission de protection des données personnelles (CDP) pour avoir l’autorisation de mettre en oeuvre des solutions digitales e-santé dans le cadre du plan national de lutte contre la pandémie à Covid-19.

Dans un communiqué reçu par dakarpresse.com ce vendredi 24 avril, la CDP qui rappelle sa mission de « veiller à la conformité des diverses solutions proposées par les autorités publiques et les initiatives citoyennes », estime que la loi de 2008 permet de déroger à certaines règles pour notamment « promouvoir ou protéger la santé publique, y compris le dépistage ».

Cependant, prévient lA CDP, « les techniques d’identification et de suivi des personnes infectées ou à risque, utilisées par les autorités sanitaires, doivent se limiter aux conditions dérogatoires prévues par la loi ». Mieux, « ces techniques doivent répondre aux principes fixés par la loi portant sur la protection des données personnelles et se limiter aux seules finalités de prévention et de maitrise de la propagation du virus », lit-on dans le communiqué de la CDP.

En outre, pour mieux préserver les droits des citoyens, la CDP a établi une liste de principes que les autorités sanitaires devront « strictement » respecter. Selon la CDP, le traitement des données personnelles relatives à la santé des personnes suivies doit être mis en œuvre « exclusivement par des professionnels de santé ». De la même manière, « la collecte et le traitement d’autres données personnelles permettant d’identifier et de localiser les personnes concernées doivent être mis en œuvre par un nombre limité de personnes dûment habilités, qui auront souscrit à un engagement écrit à préserver la confidentialité et la sécurité des données auxquelles elles auront accès », poursuit le communiqué de la CDP.

En troisième lieu, la collecte des données doit se limiter « uniquement aux personnes ciblées par les autorités sanitaires, qui sont directement en contact avec celles infectées » ; elle doit être « limitée aux seules données nécessaires à l’identification et à la localisation des personnes » ; enfin, les données collectées doivent être « conservées pendant le temps nécessaire à la prise en charge des personnes, et détruites automatiquement lorsque les finalités pour lesquelles elles sont collectées arrivent à terme », rappelle la CDP dit rester à la des citoyens, « en vue de répondre à leurs interrogations et inquiétudes, par rapport au respect de la loi sur la protection des données personnelles ».

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