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TAS, TETE DE LISTE AAR SENEGAL : Le « Thierno » de la prochaine législature

La culture de la démission ne s’incruste que dans les hommes soudés à leurs principes.

Et dans cette veine, si avant lui notre histoire politique a inscrit à son panthéon feu le Professeur agrégé en Histoire Abdoulaye Ly, comme le Premier des ministres du Sénégal à avoir démissionné d’un Gouvernement de Senghor ; il a eu un héritier sous le 4ème Président du Sénégal : Il s’est, comme, réincarné en Thierno Alassane Sall, qui avait rendu son tablier de ministre du pétrole au président Macky Sall. Pourtant, il fut le chef de file des cadres républicains du tombeur de Me Wade.

Un acte courageux qui ne l’a pas quand même poussé à tourner le dos au champ politique. Tout au contraire, comme pour dire à son ancien leader que lui aussi est digne de la « station » la plus élevée et enviée, le voilà en première position dans la coalition « Alliance pour une assemblée autrement » (Aar) : une dénomination qui traduit comme tout un programme, autant que le sigle, qui promet la protection en langue nationale Wolof. Ce qui semble dénoter un souci de réflexion et de recherche dans l’entité électorale qu’il a mise sur pieds pour les besoins de la législature attendue au soir du 31 juillet courant.

Il l’a montée avec des leaders d’autres partis, qui peuvent se targuer, aussi, d’avoir fait leurs preuves en tant qu’hommes politiques. En le mettant devant, leur choix est comme  loin d’être fortuit. Pour indiquer et attester que Tas est un tribun, un meneur d’hommes ? Pour sûr, lui et ses alliés du moment déroulent sans heurter par des mots. Ils se focalisent sur les maux notées dans la législature sortante. Dans la perspective de les amputer  une fois pour toutes de l’Hémicycle du Sénégal ?

Côté parcours professionnel, Tas a servi, en qualité de cadre, à l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne (Asecna). Il en est sans doute sorti avec, aussi, la déformation professionnelle d’un aiguilleur. Pour ne pas dire d’un métronome. En tout état de cause, leur coalition est l’une des rares à avoir collecté et déposé des parrainages en bonne et due forme. En béton, même pour le très regardant censeur appelé Conseil constitutionnel. Ce qui semble indiquer que la coalition Aar semble a sécurisé et fidélisé son monde. Ainsi ce n’est pas trop risqué ou propagandiste de parier sur sa présence dans la prochaine législature.

Le cas échéant, Alassane Sall y fera-t-il office de « Thierno » : c’est-à-dire comme maître officiant du haut du perchoir de la prochaine législature ? C’est, très probablement, à la fois le grand objectif et vœu de de Tas, comme on le surnomme. C’est certainement aussi le challenge de la coalition Aar, qui a osé répliquer à l’autre opposant qui la taxait d’être à la solde du Président Macky Sall : « il ment et sait qu’il ment », s’est offusqué en leur nom l’ex porte-parole du parti d, maintenant dans le « mbouro ak soow ». Alors la AAR, la 3ème voie qui se dessine sous nos tropiques politiques ? Réponses en fin de journée du dimanche prochain.

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