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SUCCESSION DE MACKY SALL : M. Makhtar Cissé répond à une question cruciale sur son éligibilité

“Tout candidat à la Présidence de la République doit être exclusivement de nationalité sénégalaise, jouir de ses droits civils et politiques et être âgé de 35 ans au moins”, article 23 de la Constitution du Sénégal.
Je n’ai pas la double nationalité“, rétorque Mouhamadou Makhtar Cissé. Cette assertion du ministre du Pétrole et des Energies peut paraître anodine, mais elle règle une question pour le moins cruciale. L’ancien ministre du Budget bien en place dans l’enceinte scellé des “dauphins” du président Macky Sall, règle cette question constitutionnelle qui aurait invalidée sa candidature éventuelle.

Souvent rangé dans le lot des personnalités sénégalaises détentrices d’un autre passeport, l’ancien directeur de cabinet du président de République s’est voulu on ne plus catégorique devant les députés : “Je suis sénégalais”, a-t-il insisté en réponse à une question de l’honorable député Mamadou Lamine Diallo sur sa nationalité. Mouhamadou Makhtar Cissé, qui jouit pleinement de ses droits civils et politiques, règle par la même occasion l’un des critères d’éligibilité posés par l’article 23 de la Constitution : “la nationalité exclusivement sénégalaise” de tout candidat à la présidence de la République du Sénégal.

Néanmoins, l’alors très effacé directeur général des Douanes, devenu très médiatisé ministre du Pétrole et des Energies (et potentiel candidat à la magistrature suprême) devra résoudre une équation. Technocrate à la base, juriste d’affaires devenu inspecteur général d’Etat (major de sa promo), ce garçon qui a consacré 24 de ses 52 années au service de l’Etat, devra être aussi convaincant que conciliant pour faire passer sa légitimité au sein du grand appareil politique en gestation au sein de la majorité présidentielle.

En attendant, cet ancien enfant de troupe (AET) et ancien avocat devra mener une excellente plaidoirie pour bien répondre aux interrogations existentielles des sénégalais confrontés à l’inconfortable hausse du prix de l’électricité, source d’un renchérissement sournois et inéluctable de biens d’autres denrées, biens et services.

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