POLITIQUE
A la Une

Révélation d’une Cérémonie : Le Président Idrissa Seck, sans Voie ni Voix !

Ce jeudi 11 août 2021, sera très probablement marqué dans son agenda. Tant il manquait à son sens du protocole et son sourire, qui fonctionnant comme un écran empêchant de percer ses sentiments profonds, la parole de loin audible et intelligible, même pour le plus profane. Sa parole de jeune directeur de campagne d’un candidat auquel il ne restait qu’une dernière cartouche, envoûtait, galvanisait et fécondait, même des adhésions.

Ses mots de ministre d’Etat, directeur de cabinet du tout nouveau président de la République, avaient déjà valeur de consignes. Ils seront injonctions à appliquer ou disparaître de l’échiquier gouvernemental, quand il occupa la « station » de la Primature ; au détriment d’une certaine Mame Madior Boye, moins heureuse que son prédécesseur Moustapha Niasse, qui saura quand même, tel un sphinx, renaître de ses cendres. Probablement parce qu’il lui fallait prendre la revanche de celui qui se proposait de payer les factures d’électricité de son Keur Madiabel d’origine.

Indéniablement donc, l’histoire politique d’une jeune nation qui venait de vivre sa première alternance fut conquise, à cette époque-là, par son discours séducteur. Même devenu « prisonnier politique » puis opposant, quand il devait prendre la parole, c’est tout le Sénégal qui l’attendait pour l’écouter … religieusement. Car lui qui se croyait, mordicus, « né pour être le 4ème président » de la République du Sénégal (s’entend) y mettait du piquant et du mordant. Même les versets du Saint Coran, il convoquait, invoquait et débitait à sa guise ! « Blasphème », se boucheront les oreilles quelques exégètes ! Est-ce pour cet usage abusif de la sainte Parole que sa « noyade » commença quand il se perdit dans les dédales de « Maka et Bakaa » ? Il cherchait à influencer les musulmans de changer la direction de leurs prières quotidiennes orienté depuis vers la sainte, sacrée et historique « Kaba » ! Lui le « disciple de Cheikh » qui finit par se reconvertir au Mouridisme de Cheikh Bamba. Ce qui lui coûta des voix : celles que sa « transhumance confrérique » révulsa, après son « protocole de midi », qu’avait facilité un petit-fils de Seydi Elhadj Malick.

Sa côte de popularité déclina vertigineusement, encore, quand lui Idy, le « Toucher-couler » auteur de « Lui et Moi », arrivé 2ème à l’issue de l’élection présidentielle de l’an 2019 dans notre « Rewmi » (pays) passa de « jardinier des rêves de Me Wade » à l’état comestible de « Mburu ak soow » du président Macky Sall ! Le poste de président de la 3ème institution du Sénégal, le CESE, en valait-il la chandelle pour quelqu’un qui soutenait n’être « intéressé que par le 1 » ?  Hélas, il n’est devenu dans l’échiquier de la République que le 3. Et comment ! Une régression qui doit être de quelque chose dans la perte de ce qui fut sa Voix, au sens propre comme au figuré. Car ce jeudi 11 août, s’il est apparu aux côtés de son nouveau patron depuis 2020, le Président Sall, à l’occasion de la célébration des lauréats du Concours général 2022, ce fut uniquement pour gesticuler, tapoter et remettre des Prix ; avec des mots que seuls les récipiendaires entendaient. La sonnerie du déclin ?

Le péché d’avoir qualifié l’ancien Président de Wade, avant leur « protocole de minuit » signé à la Mac de Rebeuss où il séjourna, « d’ancien spermatozoïde et futur cadavre » ? Seul Dieu sait certes. Mais, pour sûr, la « tortuosité », qu’il reprochait à feu le ministre et homme d’Etat Djibo Kâ, et l’insolence, venant d’un prétendu croyant, finissent toujours par emporter Voix et inonder Voies.

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page