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RETRO 2019/L’élection présidentielle et la controverse des parrainages

L’année 2019 aura été une année particulière chargée au plan politique, avec la tenue en février de la onzième élection présidentielle. Un scrutin calme dans l’ensemble mais, pour lequel le peuple n’était pas tout aussi fier qu’en 2012. La présidentielle de 2019, l’une des plus douteuses tant par le processus que par l’organisation a consacré une victoire à la Pyrrhus du candidat Macky Sall qui de 65% en 2012 est passé à 58,3% en 2019.

Le processus était inédit à plusieurs égards. Grande première, la présidentielle de 2019 a consacré l’application de la très controversée loi sur le parrainage intégral des candidats, promulguée en 2018. Conformément à cette loi, les candidatures à la présidentielle ne pouvaient être recevables sans être accompagnées de la signature d’électeurs représentant, au minimum 0,8% et au maximum 1% du fichier électoral. Une loi difficilement applicable dans la pratique.
En effet, sur une liste de 27, seuls 5 candidats à la candidature (Macky Sall, Karim Wade, Issa Sall, Ousmane Sonko et Khalifa Sall) ont pu passer le filtre des parrainages sans difficultés. 19 ont été rejetés d’office, tandis 3 autres (Malick Gackou, Madické Niang et Idrissa Seck) ont été invités à corriger les doublons et autres répartitions de signatures dans les régions. Finalement, Idrissa Seck et Madické Niang seront, ce qui a porté le nombre de parrainages valides à 7. Néanmoins, lors de la publication définitive de la liste des candidats autorisés à participer au scrutin par le Conseil constitutionnel, Khalifa Sall et Karim Wade ont été recalés à cause de leurs démêlés avec la justice. Une « forfaiture » vivement dénoncée par l’opposition qui y voit une volonté d’éliminer de sérieux challengers du président sortant.
Mais, malgré les remontrances, les recours et la menace que l’ancien chef de l’Etat faisait planer sur le scrutin, le Conseil constitutionnel publie le 14 janvier 2019, une liste définitive de cinq candidats. Madické Niang, Issa Sall, Idrissa Seck et Ousmane Sonko devaient donc faire face au président sortant, Macky Sall.

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