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RETRO 2019 / Fait inédit au Sénégal : Une Présidentielle sans le Pds et le Ps

La toute première élection présidentielle sénégalaise a eu lieu en 1963 avec une seule candidature, celle du président Senghor, candidat de l’Union progressiste sénégalaise (UPS) – ancêtre du Parti socialiste. Il en fut de même en 1968 et en 1973. Ce n’est qu’en 1978, avec la participation de Me Abdoulaye Wade, candidat du Parti démocratique sénégalais (Pds) créé en 1974, que le président Senghor eut son premier challenger. Depuis ces deux formations politiques ont toujours participé aux différentes élections présidentielles. Sauf en 2019. Les raisons…

Président du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) et membre influent de la coalition Benno Bokk Yaakar (BBY) feu Ousmane Tanor Dieng avait décidé que le parti socialiste (Ps) ne participerait pas à une élection présidentielle contre le Président Macky Sall. Pour l’ancien bras droit du président Diouf, le Ps (avec ses ministres dans les différents gouvernements de Macky Sall, ses députés et autres élus sous la bannière de BBY) était totalement comptable du bilan du successeur de Wade et, logiquement, ne pouvait pas se présenter devant celui-ci à une élection présidentielle. Cette décision a cassé le parti en mille morceaux. Elle a été fortement décriée et rejetée par une bonne frange du parti mais avait finalement été officialisée dans la douleur. En conséquence, le Ps n’a pas présenté un candidat lors de la présidentielle de 2019. Une grande première au Sénégal.
Tout aussi inédit, l’absence du parti démocratique sénégalais à la même élection ! En effet, contre vents et marrées, Me Abdoulaye Wade et ses « frères » libéraux avaient tout misé sur une candidature de Karim Wade, malgré les menaces qui pesaient sur ce dernier, eu égard à sa son récent passé pénal. Me Madické Niang, avocat de Karim Wade, avait sans doute vu juste en se présentant comme l’alternative à la candidature du fils de l’ancien chef de l’Etat, au nom du Pds. Finalement, il dû se résoudre à se présenter sous une autre bannière, Wade refusant de cautionner cette « candidature de substitution ». Finalement, la candidature de Karim Wade ayant été refusée par le Conseil constitutionnel, le Pds se retrouvait sans candidat. Un fait d’autant plus historique que depuis sa création en 1974, cette formation politique venait de manquer une élection présidentielle.
Ainsi, outre le parrainage, l’autre particularité du scrutin de 2019 était l’absence des deux principaux partis historiques du Sénégal. Néanmoins, trois des 5 candidats ont été de grands responsables politiques du parti libéral, ministres et Premiers et ministres du président Abdoulaye Wade.
Autre fait inédit : 2019 fut la présidentielle des ‘’novices’’. Hormis le candidat Idrissa Seck qui capitalisait déjà deux campagnes (2007-2012), les trois autres challengers de Macky Sall (Issa Sall, Madické Niang et Ousmane Sonko) effectuaient leur baptême du feu.

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