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RETOUR EN FORCE DU PDS : Karim Wade sera-t-il à la hauteur du « legs » ?

Si le parti socialiste peine à se hisser au rang des organisations politiques leaders depuis sa perte du pouvoir en 2000, le parti démocratique sénégalais par contre, sous la houlette de son bâtisseur et baron de toujours, Me Abdoulaye Wade, est revenu en force dans l’Hémicycle. Mais pour continuer de compter à la Présidentielle de 2024 et même espérer revenir au pouvoir, la locomotive de la coalition Wallu devra d’abord, ici et maintenant, résoudre efficacement la question de son leadership interne. Ce qui interpelle son « candidat » Karim Meïssa Wade, héritier politique désigné par son père biologique.

C’est un de ses ex-produits qui est devenu l’homme fort du régime. N’empêche le président Macky Sall, dont les sentiments sont fonction de ses intérêts de pouvoir, a su manœuvrer jusqu’à faire « exiler » celui sur lequel son prédécesseur Me Abdoulaye Wade comptait pour prendre sa relève. Et il n’y a pas que l’intelligence politique pour recouvrer ses droits civiques qui se pose à Karim Wade, afin d’espérer pouvoir diriger l’organisation politique fondée par son père en 1974.

Car, d’abord, depuis sa « déportation » au Qatar en 2016, bien des « Wadistes » ont claqué la porte du Pds. D’aucuns par refus de la « dévolution monarchique » de leur parti. D’autres dans la perspective de pouvoir  se refaire santé politique et financière sous l’ombrage du Président Macky Sall. Pape Diop, qui avait créé son Bokk Gis Gis, est le dernier exemple. Quelles stratégies et tactiques, dès lors, pour Karim, afin de s’imposer comme leader légitime et charismatique du Pds, locomotive du train qu’est Wallu ? C’est la grande question que doit se poser et résoudre l’ancien ministre de « la terre et du ciel » sous le magistère de son père. Et puisque ce ne sont pas les moyens, logistique comme financiers, qui peuvent manquer à ce choyé de l’Emir du Qatar, la résolution de ce problème peut être difficile, mais point impossible.

Et vu que la plupart de ceux qui ont quitté le navire libéral sont des « has been », Karim devra miser sur de jeunes responsables, qu’il devra s’évertuer à transformer en militants. Pas ceux de son père, mais les siens. Hélas le temps lui est plus que compté ; du moins d’ici les 16 mois qui nous séparent de la prochaine élection présidentielle. Il y a encore la distance entre Doha et Dakar, que les Tic ne peuvent pas largement combler. Karim devra encore, pour espérer rebondir et devenir « présidentiable », savoir manœuvrer pour se positionner en tant qu’alter ego du leader de Yewwi askan wi, Ousmane Sonko.

Ce qui passera, avant tout, par une finesse et efficacité politique qui évitera à leur entité politique de ne pas demeurer le second wagon de l’inter-coalition Yewwi-Wallu. Comment s’y prendre, avec qui et à quels moments ? Et il n’y a pas que cela comme pain sur la planche de Karim, tendue par son génial père : Me Wade, qui a su repositionner « son » Pds comme 3ème fore politique du Sénégal, après seulement 11 ans de perte du pouvoir. Alors Karim saura-t-il maintenir et fructifier le « legs » de son père ? C’est la question « libérale » de l’heure.

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