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PLUIES A DAKAR : Le Pse se noie !    

Dans la capitale du Sénégal en particulier, les dégâts causés par les précipitations d’hier mettent au banc des accusés les maîtres d’œuvre et d’ouvrage des infrastructures. Elles indexent l’expertise nationale dans ce domaine, entachent « l’émergence » tant chantée et désirée. Cette noyade du Pse tombe mal pour le régime, autant que les élus locaux.

A Dakar les pluies enregistrées hier 20 juillet ont envahi même des communes loin de la banlieue, comme le Point E. Elles ont, encore déferlé sur l’hôpital Philippe Senghor et dans quelques « nouvelles cités » de Yoff. Ce qui a valu des huées au tombeur de l’ancien ministre de la Santé dans cette commune d’arrondissement. Le plus grave est qu’elles ont fait s’affaisser une partie de l’autoroute El hadj Malick Sy, construite par l’entreprise de Bara Tall du temps du Président Wade. Même du côté de Saint-Lazare où reposent de défunts croyants, c’est la consternation.

Effets de la mauvaise qualité des autoponts, tant vantés ? Du peu de fiabilité des études de faisabilité, de leur médiocrité technique ou de la boulimie des attributaires de ces juteux marchés ? Telles sont quelques-unes des questions « tombées du ciel », pour ceux qui lancent et épluchent les appels d’offre de marchés publics facturés à plusieurs centaines de milliards. Elles doivent arroser les débats sérieux pour générer des solutions idoines au seul profit des populations, puisque même le « Pont de l’Emergence » a « basculé » suite à la pluie d’hier !

Ce qui amène à se demander si le plan Sénégal émergent est vraiment sur la voie, voulue et indiquée par le chef de l’Etat. Quel crédit, encore, accorder à ceux qui tentent de vendre « la qualité standard » de nos infrastructures de « dernière génération » ? Que valent, après ses pluies, les « certifications Iso » et autres dans le secteur national des BTP ? « L’émergence » entachée : c’est le moins que l’on puisse dire. C’est sans doute pourquoi en banlieue, les dégâts ne peuvent être que considérables. De Guédiawaye à Rufisque, en passant par Keur Massar et Grand Yoff, l’eau tombée du ciel a semé désolation, difficultés et angoisses. Un tableau sombre qui indexe, les maîtres d’œuvre et d’ouvrage ayant eu en charge nos ouvrages.

Dans ce registre force est de mentionner l’entreprise Jean Lefevre de Bara Tall, puisque la circulation n’a pas été barrée sur l’axe réalisé par Eiffage. Ainsi, c’est l’expertise nationale dans le domaine des Btp et grands travaux de l’Etat qui en prend un sacré coup. Puisqu’outre Jean Lefevre, made in Sénégal, c’est la Compagnie sahélienne des entreprises (Cse) qui avait gagné le marché du « Pont de l’Emergence ». Et, attention aux contrecoups des désastres, parce qu’au regard de ses défaillances, malgré les milliards pompés sur le dos du contribuable sénégalais, le régime comme les élus locaux, d’hier et d’aujourd’hui, pourraient en pâtir politiquement au soir du scrutin des Législatives de ce mois. « Qui vivra verra » !

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