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Plainte contre Adji Sarr et Cie : Sonko lance la contre-offensive

Ousmane Sonko a tenu sa promesse. Mieux encore, il a anticipé cette promesse faite de porter la réplique contre ses comploteurs. Le leader de Pastef qui avait promis de saisir la justice dès la fin de cette procédure la visant pour « viols répétitifs et menaces de mort », n’a pas attendu d’obtenir le non-lieu dans l’affaire Sweet Beauté. Par l’entremise de ses avocats, Ousmane Sonko a en effet, déposé au moins deux plaintes avec constitution de partie civile : une sur le bureau du doyen des juges et une autre au niveau du parquet  général de la Cour d’Appel de Dakar.

« Aucun juge dans ce dossier, ne peut me condamner. De deux choses l’une : soit le dossier est classé sans suite, soit le juge rend une ordonnance de non-lieu. Et, c’est en ce moment qu’un autre dossier sera ouvert car, je vais porter plainte contre eux (ces accusateurs et leurs complices, Ndlr) ». Ainsi parlait Ousmane Sonko, répondant aux questions d’un groupe de journalistes trié sur le volet pour aborder la fameuse affaire Sweet beauté pour laquelle le président de Pastef est poursuivi pour « viols répétitifs et menaces de morts ».

Aujourd’hui, alors que le doyen des juges – qui a auditionné les principaux protagonistes de cette affaire – est sur le point de boucler l’instruction, Ousmane Sonko surgit et active ses avocats. A lui alors d’activer la machine judiciaire contre Adji Sarr, Mamadou Mamour Diallo, Sidy Ahmed Mbaye et, Viviane Wade. La même plainte du leader de Pastef vise également un chauffeur non encore identifié et X. Outre cette plainte déposée sur la table du doyen des juges d’instruction, et pour laquelle il vise les chefs « d’association de malfaiteurs », de « tentative d’escroquerie au jugement », d’ « atteinte à l’administration de la Justice » et de « tentative de corruption passive », Ousmane Sonko a également saisi le Parquet général de la Cour d’Appel de Dakar d’une plainte contre l’avocat Me Gaby So.

C’est dire que le doyen des juges n’a pas encore éprouvé toutes ses peines dans ce long feuilleton politico-judiciaire qui, avec son lot de dégâts matériels, moraux et humains, a tenu le pays en haleine pendant plus de 24 mois. L’affaire « Sweet beauté » est loin d’être close.

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