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OUSMANE SONKO : « Oui, je répondrai à la convocation du juge »

Les derniers développement autour de sa convocation par le juge d’instruction présageaient déjà de la nature de sa réponse : Ousmane Sonko a finalement confirmé qu’il va déférer à la convocation de la justice « à l’heure indiquée » et en donne les raisons.

La nouvelle a été annoncée par le leader du PASTEF au cours d’un face à face avec la presse, au QG de son parti, ‘’Keur Maodo’’, sis sur la VDN. Le député Ousmane Sonko dont la levée de l’immunité parlementaire a été votée vendredi dernier, dit avoir décidé de suivre les « conseils de ses avocats » qui, après concertations, l’ont convaincu de déférer à la convocation du juge. Ces derniers, l’ont surtout persuadé avec des arguments juridiques. Car, lui auraient-il dit : s’il refuse de répondre au juge, celui-ci peut requérir la force publique pour le contraindre. Le cas échéant, le régime pourrait facilement « invoquer le délit de rébellion » et le condamner « à au moins 6 mois » avant de le priver de ses droits civiques. Pour cette raison également, il dit avoir choisi de répondre afin d’« éviter cet autre piège » que le pouvoir – « qui sait que le dossier de viols est vide » –, lui a tendu. Dans la foulée, il dit également avoir été « très sensible » à toutes ces plaidoiries qui craignaient pour « son intégrité physique ». « Nous avons tous connu l’affaire Khadim Bousso », rappelle-t-il.

Mais, à eux seuls, ces conseils n’ont pas suffis à convaincre Ousmane Sonko. Autrement, déterminante a été l’invite de son guide et ami, Serigne Abdou Mbacké, fils de feu Serigne Cheikh Khady Mbacké de Darou Mouhty qui a également demandé à Sonko d’aller répondre à la convocation. Le marabout avait d’ailleurs rendu public un communiqué, quelques heures avant la sortie médiatique de « son disciple », pour annoncer la nouvelle donne dans cette affaire.

De même, le leader de PASTEF dit suivre la ligne de son parti dont la majorité des membres, d’ici et de la diaspora, a été favorable à cette option. Qui cependant, ne signifie nullement une « reculade » ou un reniement. « Au contraire, le combat continue », a lancé l’ancien candidat à la présidentielle qui insiste sur le « complot ourdi par Macky Sall » et réaffirme sa volonté de résister contre ceux qui veulent sa « liquidation ».
Face à la presse, Ousmane Sonko a également révélé que des leaders de l’opposition et des acteurs de la société civile dont Alioune Tine l’ont convaincu à aller répondre au juge.

Toutes considérations qui l’ont poussé à « dire Oui » même si, précise-t-il, « je n’ai pas confiance à la justice mais, j’ai confiance à certains magistrats que rien ne peut ébranler ».

Accusé de « viols répétitifs » et « menace de mort » par une masseuse du nom d’Adji Sarr, l’honorable député Ousmane Sonko est convaincu que cette affaire « est une affaire politique à 80% ». Le leader du PASTEF parle d’un « complot ourdi par Macky Sall pour l’empêcher de participer à la présidentielle de 2024 ».

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