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OUSMANE SONKO : « La justice est notre adversaire politique »

Ousmane Sonko était en première ligne lors de la conférence de presse organisée hier par les leaders de la coalition Yewwi Askan Wi. Dans son ‘’temps de parole’’, le président de Pastef est revenu sur plusieurs aspects de l’actualité politique au cours de ces derniers mois. La tête de liste de la principale coalition de l’opposition a notamment tenté d’expliquer que malgré tout, leurs luttes ont porté les fruits attendus.

Encore sous le coup d’un contrôle judiciaire depuis mars 2021, Ousmane Sonko est d’abord revenu sur la posture de la justice dans le jeu politique au Sénégal. Et, c’est pour désigner ce troisième pouvoir, comme un adversaire. « La justice est notre principal adversaire dans ce combat que nous menons ; ce n’est pas Macky Sall. Parce que s’il veut annuler notre liste, il le fait à travers la justice », fait remarquer le leader de Pastef qui insiste sur cette justice qu’il considère comme un « adversaire politique ». A preuve, poursuit le maire de Ziguinchor, « si Macky Sall veut rendre inéligible un adversaire politique, il passe par la justice. C’est le cas de Khalifa Ababacar Sall ; s’il veut accabler l’opposition il passe par la justice à travers des arrestations arbitraires. Donc si la justice accepte qu’on lui fasse jouer ce rôle, elle doit également accepter (d’être considérée comme un adversaire) ». Pour Sonko, les magistrats, qui « doivent être les garants de la démocratie », doivent « prennent des décisions en conformité avec la loi ». « Tant que les juges appliquent correctement le droit, le pays sera apaisé. C’est cela leur rôle. Si nous avons tort, que la loi nous soit appliquée de manière claire et précise. Il suffit d’être seul face à un magistrat pour qu’il vous dise que ce qu’il se passe dans cette justice n’est pas normal », révèle-t-il encore.

L’affaire Déthié Fall

Revenant sur l’affaire Déthié Fall condamné à une peine d’emprisonnement assorti du sursis, Ousmane Sonko considère que cette décision n’est pas normale. Mais, tempère-t-il, c’est « un moindre mal » si l’on considère les décisions qui étaient jusque-là rendues. « Un leader politique qu’on a pris devant le siège de son parti, dans les conditions que tout le monde connait, en bafouant sa dignité de député – c’est pourquoi je lui ai demandé de porter plainte contre le procureur – avant de lui infliger une peine avec sursis », c’est extraordinaire. « Mais, ce que nous avons constaté dans le traitement de cette affaire, c’est que la justice commence à tendre petit à petit vers le respect de la loi ; le cas échéant, nous allons restaurer la confiance que nous avions en elle. Les juges doivent être au-dessus de la mêlée », constate Ousmane Sonko qui annonce « de nombreux rendez-vous avec la justice dans l’avenir ».

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