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LIBÉRÉ PAR LE PEUPLE : Sonko dicte sa loi et ses « 10 commandements » à Macky Sall

Au bout d’une procédure qui aura durée un mois avec de nombreuses séquences violentes, le « Mortal Kombat » annoncé par Ousmane Sonko a pris fin ce lundi 8 mars. Plus par le peuple et moins par la justice, Ousmane Sonko est sorti indemne ou presque de son face à face avec Macky Sall à qui il dicte finalement sa loi.

Comme annoncé par le porte parole de son parti, le président du Pastef/Les Patriotes a fait une déclaration publique quelques heures seulement après sa « libération ». L’honorable député Ousmane Sonko qui est revenu sur les malheureux évènements de ces dernières semaines, invite les sénégalais à maintenir le flambeau pour la restauration de la démocratie. Ousmane Sonko qui annonce également une plainte contre le régime au niveau de la cour pénale internationale (CPI) veut que tout soit fait de manière pacifique.

Entre autres, il (im)pose une dizaine d’exigences parmi lesquelles la « libération de tous les otages politiques, l’indemnisation des victimes civiles et militaires, la restauration des droits civils de Karim Wade et Khalifa Ababacar Sall, l’organisation des élections, le respect du calendrier électoral, l’identification des nervis, la prise de sanctions contre les commanditaires des violences contre les jeunes manifestants, l’arrêt des persécutions et de l’espionnage envers les opposants et autres citoyens et la renonciation du président de la République à toute idée de participation à la prochaine élection présidentielle, entre autres ».

Ousmane Sonko qui estime que « la terreur a (désormais) changé de camp » a appelé à l’intensification de la mobilisation pour « libérer le peuple » même si les manifestations pour y arriver « doivent se faire de manière pacifique ». « La révolution est lancée, décrète-t-il et rien pourra l’arrêter. Conduisons cette révolution intelligente à son terme c’est-à-dire en 2024. Mais ne poussons pas le bouchon à aller le déloger au palais tant que le mandat en cours est valable ».

Sous le coup d’une plainte pour « viols et menace de mort », le député Ousmane Sonko a d’abord été arrêté le 3 mars dernier pour « trouble à l’ordre public et participation à une manifestation non autorisée » avant d’être finalement entendu et inculpé ce matin pour les premières infractions citées. Il bénéficie néanmoins d’une liberté surveillée (placement sous contrôle judiciaire).

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