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« Nemmeeku tour », la hantise du Macky !

Le président du Pastef pourrait bien s’en sortir avec un non-lieu, auquel lui et ses conseils préparent stratégiquement l’opinion. Cependant, avant que son accusatrice de « viols répétés avec menaces de mort » ne se sente et se voit agnelle du sacrifice, Ousmane Sonko devra aller au bout de son « Nemmeeku tour ». Car qui a tenté des randonnées à travers le Sénégal sous un manteau politique a vu sa marche stoppée d’une manière ou d’une autre. 

Le leader du Pastef est sorti ragaillardi de son face-à-face avec le Doyen des juges, au sujet de l’accusation de viols répétés contre lui portée par la désormais plus célèbre masseuse Adji Sarr. Pas seulement parce qu’Ousmane Sonko s’est permis même d’agiter une plainte contre l’ancien procureur Serigne Bassirou Guèye et un gradé des forces de défense et de sécurité, sans être inquiété sur le coup. A l’occasion, l’appareil judiciaire lui a permis de « créer une affaire dans l’affaire », en faisant interpeller des éléments de sa garde rapprochée. Accusés de coups et blessures, avec certificats médicaux à l’appui, ils pourraient ne pas assurer la sécurité de leur patron, si Sonko repasse des propos aux faits en reprenant son « Nemmeeku tour ». Mais ce convoi, à nouveau en branle vers l’intérieur du pays et ses chaumières, ira-t-il jusqu’à terme ? Car, hasard ou programmation, tous ceux qui ont tenté des bains de foule à travers le pays ont trébuché avant de tomber lourdement ou s’éclipser : Khalifa Sall en est une illustration, autant qu’une certaine Mme Aïda Ndiongue, ex-sénatrice. Il en a été même ainsi pour des leaders de mouvements, qui entendaient pourtant « travailler pour le président Macky » : Amadou Moctar Ndiaye du Parti républicain et citoyen en est le dernier exemple : reçu en privé par le Président Sall, le jeune leader a annoncé qu’il renonce à la contre-tournée qu’il entendait opposer au « Nemmeeku tour ». Quid de ses ex Premiers ministres Boun Dionne et Mimi, en leur qualité de « Directeur de campagne » ?  Sonko sera-t-il l’exception ? Si cela advenait Adji Sarr, partie civile, ne verra jamais les résultats du « test Adn », que refuse, en toute légalité, l’accusé Ousmane. Mais agnelle du sacrifice, elle pourrait souffrir autant que le procureur et le gradé accusés par Sonko, voire leur « commanditaire ». 

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