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MORT DE FRANÇOIS MANCABOU : Les sénégalais s’indignent

La mort de François Mancabou à l’hôpital principal de Dakar a suscité désolation et colère chez de nombreux sénégalais. Ces derniers qui ne veulent pas entendre parler de mort accidentelle soupçonnent des exactions. Ils exigent, ainsi, des autorités la lumière sur cette affaire et que, si fautifs il y en a, qu’ils soient sévèrement punis.

François Mancabou supposé membre de la « Force Spéciale » est décédé dans la soirée du mercredi 13 juillet dernier à l’hôpital principal de Dakar où il était interné après son évacuation. Le certificat de genre de mort largement partagé sur les réseaux sociaux révèle un « décès accidentel » : « François Mancabou, né le 5 février 1971 a été hospitalisé le 25 juin et décédé hier nuit (nuit du mercredi, ndlr) à 23 heures 40 minutes », lit-on dans le document.

La famille du défunt réfute l’idée d’une « mort accidentelle »

Cette thèse officielle n’a pas convaincu la famille du défunt. Avec elle, de nombreux sénégalais qui l’ont balayée du revers de la main. Selon de nombreux commentaires, François  Mancabou a succombé des suites de sévices corporelles dont il aurait été victime dans les locaux du commissariat central où il était placé en garde-à-vue. Raymond Nzalé qui a parlé au nom de la famille du défunt informe lui avoir rendu visite quelques heures avant son décès et qu’il présentait des sévices corporelles avant d’ajouter qu’il « y avait toujours un policier qui montait la garde vu que François Mancabou n’avait pas encore été placé sous mandat de dépôt ».

Emoi sur les réseaux sociaux

Sur Facebook et twitter, les réactions se sont multipliées pour exiger la lumière sur cette affaire. Et les autorités sont interpellées pour que les circonstances dans lesquelles est mort François Mancabou soient élucidées. « Je la craignais pour sa famille, pour notre pays. La mort de François Mancabou est annoncée alors qu’il était en garde-à-vue puis hospitalisé. L’enquête libre et impartiale est indispensable. Le Sénégal approche du point de rupture, de l’absolu inacceptable », a écrit l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye par ailleurs président du parti pour Alliance pour la citoyenneté et le travail (ACT). Pour sa part, le coordonnateur du Forum civil, Birahim Seck estime que « dans ce pays, nous banalisons la mort » avant d’ajouter qu’il faut « impérativement qu’une enquête indépendante et une autopsie sérieuse soient faites pour déterminer les causes de la mort de Mancabou ». Même son de cloche chez le fondateur de Africajom Center. Alioune Tine  qui s’est aussi prononcé sur la mort de François Mancabou indique que « l’on doit entrer debout et en bonne santé dans un lieu de détention et en sortir debout ». « Sur l’affaire Mancabou le procureur doit immédiatement ouvrir une enquête et arrêter toutes les personnes soupçonnées d’avoir commis des actes de torture. La torture est un crime international », a notamment suggéré Alioune Tine.

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