POLITIQUE
A la Une

Monsieur le Ministre Mansour, il faut savoir partir à temps !

Monsieur le Ministre,

C’est vrai que Sénégalais natif de l’ancienne capitale de l’Afrique occidentale française, Saint-Louis, rien ne s’opposait à ce que l’époux de votre sœur devenu président de la République, vous nomme « Délégué général »  à la Protection sociale dès son accession à la magistrature suprême ; puis ministre à partir de l’an 2014. Depuis vous êtes inamovible dans le Gouvernement. Pourtant, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement de 2014 à 2019, votre nom a été cité, à tort ou à raison, dans une affaire de « corruption », relative à l’attribution du marché de l’eau à Suez. Une vielle histoire, puisqu’elle fut sans suite pour le diplômé en Génie mécanique, que vous êtes. Devenu par la suite ministre du Développement communautaire, de l’équité sociale et territoriale, on indexera le Businessman que vous avez été, après des responsabilités à la Manufacture des tabacs (Mtoa), dans une gestion « nébuleuse » d’une partie des 69 milliards de francs CFA.

Ces milliards étaient destinés à l’assistance alimentaire, dans le cadre de la lutte contre les effets de la Covid-19. Un dossier qui a, hélas ou fort heureusement, refait surface avec le rapport de la Cour des comptes au sujet du même dossier de lutte contre la pandémie. Et comme si l’adage selon lequel « jamais deux sans trois » tenait à prouver toute sa véracité, voilà à nouveau votre prénom Amadou Mansour qui revient avec l’accident le plus meurtrier sur nos routes. Il a dépassé les 40 morts. Car, vous êtes depuis 2020 le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement. « L’holocauste » a donc eu lieu pendant que vous êtes à ce poste. Ainsi votre « démission » est de plus en plus largement « exigée ».

Alors Monsieur le ministre n’est-ce pas que « trop, c’est trop » ? Il s’y ajoute que membre et responsable d’un parti qui se réclame « pour la République », vous savez, autant que le commun des mortels, que « les hommes passent, mais les institutions demeurent ». Les anciens présidents et leurs hommes de « confiance » l’ont vérifié. Ils en sont de parfaites illustrations. Et puis vous n’avez pas sûrement oublié le cas de Karim Wade, dont les « ambitions de succession » et la « suffisance aveugle » avaient fini par éjecter son père du fauteuil présidentiel et du cœur des électeurs sénégalais en 2012. Alors connaissant les raisons « profondes » qui vous lient à votre gendre, devenu 4ème chef de l’Etat sénégalais, en bon « fayène » vous êtes attendu, moralement, pour lui éviter le sort de son prédécesseur ; ceci, en vous déchargeant pour le décharger des critiques que suscitent ce qui ressemble à « trop de complaisance » à votre égard.

Car si l’ancien ministre de la Santé Abdoulaye Diouf Sarr a été éjecté du Gouvernement suite aux drames qui avaient coûté des vies humaines dans nos hôpitaux, le drame de Sikilo, survenu sous votre magistère, a fait bien plus de morts. Ainsi donc Monsieur le Ministre, il serait salutaire pour votre honneur et votre beauf, que vous sachiez partir à temps. Le défunt père de la Nation sénégalaise l’avait compris et enseigné qu’un pouvoir est à l’image d’un plat. On ne doit pas forcer la gourmandise jusqu’à tenter de l’essuyer avec des boulets de main !

Et, last but not least, un Amadou « doré » (mansour, en arabe), en plus maître dans un art martial, ne doit pas attendre qu’on retire sa poignée « surchargée » du plat ; surtout qu’il doit être bien rassasié de 8 fastes années autour d’un « bol » royal dégoulinant de victuailles ! A bon entendeur, cher cousin « Faye Birame » !

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page