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MAMADOU NDOYE : « 500 mille des 15 millions de sénégalais se partagent la moitié des richesses du pays »

Santé, éducation, gouvernance…Le tableau est très sombre sous le régime de Macky Sall si l’on en croit l’ancien secrétaire général de la Ligue démocratique/Mouvement pour le parti du travail (LD/MPT), Mamadou Ndoye « Mendoza ». Cet ancien allié de Macky Sall qui a claqué la porte de la coalition Benno Bokk Yaakar (BBY) estime que le taux de pauvreté est de plus en plus élevé au Sénégal où, « les chiffres ont montré que le nombre de pauvres augmente chaque jour ». Invité de l’émission « Face à Pape Alé », sur la Sen Tv, l’ancien ministre de l’éducation nationale s’est également prononcé sur la situation de l’enseignement au Sénégal. Une situation que Ndoye « Mendoza » juge de plus en plus catastrophique. « D’abord le nombre d’élèves qui parviennent à terminer leurs études est de plus en plus réduit, ensuite, dit l’invité de Pape Alé Niang, ceux qui ont eu la chance de terminer leurs études, ne savent pas où aller ». Cette situation qu’il constate et déplore découle selon lui du fait que le président de la République n’a pas une bonne politique de l’éducation et n’a pas su utiliser à bon escient, les moyens à sa disposition.

Dans une autre veine, l’ancien ministre de l’Education national a regretté le tableau présenté par le système de santé au Sénégal. Selon Mamadou Ndoye, est déjà insupportable pour les « privilégiés » dakarois qui peuvent amener leurs malades à l’hôpital. « Pour les autres, dit-il, ceux qui sont dans des zones dépourvues de structures de santé, ils vivent une situation encore plus indescriptible ». Toutes choses qui l’amènent à s’interroger sur les réalisations dont se targue le président de la République, Macky Sall, chantre de « l’émergence ». « Tout cela, ajoute Mamadou Ndoye, génère des inégalités car, sur 15 millions de sénégalais, l’on peut dire que seuls les 500 mille se partagent la moitié des richesses du pays ». Et, selon l’ancien patron des « Jallarbistes », cette situation va avoir des répercutions sur les générations futures, « à cause de l’endettement certes, mais aussi et surtout parce que les fils de riches vont s’orienter vers des filières privilégiées où ils pourront s’épanouir, contrairement, aux enfants issus de familles pauvres ».

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