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MACKY-SONKO : Quand l’histoire se répète !

Mardi, 27 janvier 2009. Macky Sall, ancien Premier ministre, ex-président de l’assemblée nationale et nouveau patron de l’alliance pour la République (APR), est convoqué à la sûreté urbaine du commissariat central de Dakar. Les motifs : l’ancien N°2 du parti démocratique sénégalais (PDS) tombé en disgrâce, mais sérieux adversaire du chef de l’Etat, Abdoulaye Wade dont il est l’un des potentiels successeurs, est cité dans une sordide affaire de « blanchiment international de capitaux ».

L’alors ministre de l’intérieur, Ousmane Ngom, avait fait état de « l’existence d’un réseau de blanchiment d’argent sale impliquant Macky Sall ». La pilule était pour le moins dure à avaler et l’accusation pour le moins fallacieuse aux yeux de l’opinion sénégalaise révulsée par cette affaire sordide qui sentait le complot à mille lieux. Fort d’un soutien tacite de cette même opinion et de celui de classe politique réunie autour des grandes coalitions de l’opposition, l’Apr et son leader avait tenu à faire face. Macky Sall répondit calmement à la convocation de la police et, finalement, sortit indemne de cette baril d’huile dans lequel l’avait plongé le régime. Il se dit que le rôle de l’alors khalife général des Mourides, El Hadj Bara Mbacké Fallilou fut déterminant dans le classement de cette affaire sans suite.

Aujourd’hui, l’histoire semble bégayer sous une autre formule avec des acteurs différents et une nouvelle grille de lecture. Mais, dans le fond, la trame semble le même : une tentative de liquidation d’un adversaire politique. Macky avait été cité dans une affaire de « blanchiment d’argent », Sonko dans une affaire de moeurs. Si ce n’est l’argent, c’est donc la femme. L’un et l’autre son souvent à l’origine des pêchés humains. Mais, s’il a été difficile voire impossible de prendre le patron de Pastef – ancien inspecteur des impôts et l’un des rares de ce corps qui ose mettre ses mains en exergue pour en montrer leur « blancheur » – la main dans le sac de la corruption ou du blanchiment, il n’est pas tout autant facile de bâtir solidement l’hypothèse d’un viol répété, délit articulé à un autre présumé de « menaces de mort avec arme à feu », dans un institut de massage où étaient présentes au moins trois personnes…étrangères à cette affaire.

Autant il était difficile de freiner le destin de Macky Sall à travers l’accusation de blanchiment de capitaux, autant il est quasi impossible de freiner celui de Sonko à travers la formule choisie.

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