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LEVÉE DE FONDS DU PASTEF : Me Doudou Ndoye se fait avocat de Sonko et du PASTEF

C’est l’une des dernières voie à jouer sa partition dans le concert de soutien apporté au leader de PASTEF/Les Patriotes et à sa formation politique. Me Doudou Ndoye, avocat et ancien ministre de la justice n’y est pas allé par quatre chemins pour valider la campagne de fonds lancée par Ousmane Sonko et ses camarades. Une campagne dénoncée par le ministre de l’intérieur qui n’a pas manqué de brandir la menace de la dissolution du PASTEF.

Invité de l’émission dominicale “Jury du dimanche”, l’ancien candidat à la présidentielle et président de l’union pour la République (UPR) a d’abord commencé par mettre à nu l’actuelle Constitution et la loi sur le financement des partis politiques avant de se faire l’avocat d’Ousmane Sonko. Pour l’ancien ministre de la justice, dans cette affaire de “Némékou Tour”, le ministre de l’intérieur “a fait preuve de zèle”.

“Je trouve que le ministre de l’intérieur a fait preuve d’excès de de zèle”, dénonce d’emblée Me Doudou Ndoye qui, dans sa plaidoirie, explique que sur le terrain de la loi, “les arguments, qui disent que PASTEF n’a pas le droit de faire cela, sont faux”. Parce que, précise encore Me Doudou Ndoye, : “La loi est écrite. Ce n’est pas parce qu’on peut la lire, qu’on la comprend. Lire la loi ne signifie pas la connaître. La loi fait partie d’un système universel de normes. Une loi s’interprète par sa cause, son exposé des motifs et sa raison d’être”.

Concrètement, l’ancien ministre de la Justice affirme que les sénégalais de la diaspora, membre du Parti PASTEF/Les Patriotes, “ont bel et bien le droit de participer aux activités de leur formation politique. Mieux, l’invité du JDD explique que Sonko et ses camarades n’ont pas à prouver la provenance de l’argent, c’est plutôt celui qui accuse qui doit apporter ses preuves. “PASTEF n’a rien à prouver. La République c’est le respect des libertés. J’ai toujours été rebelle à toute dictature et à toute violation des droits de qui que ce soit dans mon pays. Ce que le ministre a fait n’est pas normal. Je ne suis pas d’accord avec lui. Toute personne qui défend cette thèse contre PASTEF, je la combattrai parce qu’en le faisant, elle me combat, elle combat le président Macky Sall”, argumente-t-il encore en garantissant au leader de PASTEF une assistance judiciaire si jamais son parti venait à être dissout sur la base de cette levée de fonds. “Si on le fait, je serai leur avocat, je vais au Conseil constitutionnel et au Conseil d’Etat pour leur défendre”, prévient-il.

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