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“Les cadres de ce pays doivent le dire sans ambages : Macky Sall n’a pas droit à un 3e mandat” (Me Boucounta Diallo)

La question lui a été posée après une brève transition sur le financement et des partis politiques. Me Boucounta Diallo, ancien militant actif du Mouvement M23 célèbre au Sénégal pour avoir mené le combat contre une troisième mandature de l’ancien président Abdoulaye Wade, est plus que jamais ancré dans cette ligne de défense. Sans ambages, l’ancien président de l’organisation nationale des droits de l’homme du Sénégal (ONDH) est d’avis que Macky Sall n’a pas droit à un troisième mandat. “Par éthique, par bon sens, dit-il, il n’a pas le droit”. “Juridiquement aussi”, ajoute Me Boucounta Diallo. Selon l’invité de l’émission “Grand Jury”, “s’il (Macky Sall) dans l’obligation de se taire pour ne pas animer et susciter des vocations immédiates, ce n’est pas le cas des citoyens responsables, des cadres de ce pays, qui doivent s’exprimer sans ambages”.

Me Boucounta Diallo va plus loin : “Ce que je n’ai pas permis pour mon ami Alpha Condé dont je suis l’avocat de surcroît, je ne le permettrai pas à qui que ce soit”.

Pour l’avocat, au nom de tous les combats citoyens menés contre le troisième mandat de Wade et, surtout, “au nom de tous les martyrs tombés sur le champ de l’honneur, pour que d’autres soient là aujourd’hui, personne n’a le droit d’oublier le sacrifice de ces valeureux fils dont les parents pleurent encore leur mort”. Et, comme pour interpeller les consciences de ceux qui seraient tenter d’oublier le passé, Me Boucounta Dialla lance : “Nous avons l’obligation d’honorer leur mémoire en respectant les valeurs que nous avons partagées pendant qu’ils étaient en vie”.

Pour Me Boucounta Diallo, le débat juridique sur la question du mandat présidentielle “n’a pas sa raison d’être”. “Un texte n’a pas besoin d’autant de clarification pour recevoir application. (Il) a besoin d’acteurs muent par des valeurs que je viens d’énumérer”, ajoute-t-il. Et, à ceux qui avancent l’argument selon lequel la rédaction du texte prête à confusion, l’avocat les invite à retourner à l’esprit du constituant, à l’esprit de la loi”. Pour boucler ce chapitre, Me Boucounta Diallo est d’avis que dans ce débat, il faut surtout “éviter de prolonger les remarques fondées sur les lacunes de la loi”.

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