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Le Sénégal à l’ère de la motion de censure

L’Assemblée nationale du Sénégal n’est plus ce qu’elle était avant l’avènement de la présente 14ème législature. Le grand oral des chefs de Gouvernement, non plus. Car si ceux de ses prédécesseurs n’avaient jamais souffert de motion de censure, ce n’est pas le cas de celui de l’actuel premier ministre Amadou Ba, qui devra passer un second tour, parti pour ne pas être aisé.

Après son Discours de politique générale prononcée lundi dernier devant l’Hémicycle, le bureau de cette 2ème institution du pays était en conclave hier pour statuer sur la motion de censure déposée par l’opposition et a statué « favorablement » sur sa recevabilité.

Ainsi donc Amadou Ba devra repasser pour un 2nd tour ce jeudi.

A l’occasion, après la présentation de la motion par les initiateurs, le président de l’Assemblée ouvrira, pour une heure et trente minutes, les débats.

À leur terme, le Premier ministre répondra aux interpellations. La journée va se terminer avec le vote : moment crucial et décisif pour les auteurs de la motion, d’abord. Car, il leur faudra, avant et au cours de jeudi, des arguments pour convaincre en premier chef leur « allié » dans l’inter-coalition Yewwi-Wallu de saisir l’inédite opportunité pour « briser » le Gouvernement Amadou Ba. Cependant, le cumul de toutes leurs deux voix ne pourra pas quand même suffire pour déposer l’attelage gouvernemental actuel. Il leur faudra l’apport de celles des trois députés non inscrits. Pour espérer « humilier » Amadou Bâ et secouer le régime de son mentor Macky Yewwi devoir trouver la faille même dans le groupe parlementaire au pouvoir pour y « rogner », au moins, une voix, pour espérer vaincre e beauté.

une opération qui ne sera pas aisée. Car elle se joue depuis hier au sein, aussi, du groupe Benno. Le mot d’ordre y est non seulement de « faire bloc », mais également « d’obtenir plus que le quorum ». C’est tout ce qui pourra sauver sa tête : Amadou Ba le sait et travaillerait, lui aussi, des « oreilles » autant que son texte, qui a un tant soit peu souffert de l’applaudimètre gagné par son ministre des Finances Moustapha Ba à l’occasion des plénières sur la session budgétaire 2022/2023 qui a pris fin vendredi dernier.

Comme quoi ça manœuvre de part et d’autre au sujet du passage en 2nd tour du Premier ministre Amadou Bâ. C’est son destin autant que celui de son « patron » qui se joueront ce jeudi à l’Hémicycle.

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