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Lamine Diallo et Diop “Decroix” : La guerre des “Moh”

Un des premiers effets néfastes du dialogue politique, composante du dialogue national sera sans doute cette cassure entre Mamadou Lamine Diallo et ses anciens compagnons de guerre, entre lui et Mamadou Diop Decroix surtout. Le feu couve en effet entre les deux anciens camarades dans le front de résistance national (FRN) dont on se demande d’ailleurs ce qu’il est devenu. Tout est parti de cette sortie au vitriol du leader du mouvement Tekki dans sa dernière chronique hebdomadaire, Questekki avec un style très sucré-salé pour révéler que l’engagement des « soi-disant opposants » dans le dialogue est un engagement tarifé. ‘’Maanam’’ (autrement dit), ceux qui participent au dialogue lancé par son excroissance Ñangal émargent et se partagent la rondelette somme de 10 millions de nos pauvres francs, nous autres ‘’gorgolu’’ déjà étranglés par la cherté de la vie que vient renforcer la hausse du prix de l’électricité. Et, comme pour remuer un couteau dans la plaie ouverte par cette révélation, Mamadou Lamine Diallo donne les raisons pour lesquels ses anciens potes ont monnayé leur engagement dans le dialogue. C’est dit-il, pour « étouffer la résistance de l’autre frange de l’opposition », celle qui préfère boycotter les parlottes commanditées par Ñangal pour rester aux côtés d’un peuple en quête d’un bien-être volatilisé par une si mauvaise gouvernance. Il n’en fallait pas plus pour faire sortir le patron de AJ/PADS de son mutisme. Pour Decroix, Mamadou Lamine Diallo devrait tout simplement arrêter de se barricader dernière le clavier et la souris et aller au front, affronter les lacrymos et autres ‘liif’, s’il veut faire bouger les choses. Lisez-le : « Où étaient les autres, héros du clavier et de la souris ? Pendant qu’on y est, pourquoi ne remplacent-ils pas les ‘dialogueurs’ dans la rue ? En réalité, ils ne le feront pas parce qu’ils en sont incapables. Mais ils ne veulent pas non plus laisser les vrais combattants explorer la voie du dialogue ». En tout cas, à ce rythme il faut dire que le temps est en train de donner raison à Ñangal qui promettait de réduire l’opposition à sa plus simple expression.

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