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LA CEDEAO HAUSSE LE TON : Plus de 3eme mandat en Afrique !

La lutte contre les troisièmes mandats en Afrique a un nouvel allié et pas des moindres. Sous l’impulsion de son président, Jean Claude Kassi, la commission de la CEDEAO, compte mener la guerre aux présidents en exercice qui seraient tentés de s’éterniser au pouvoir. « Un peuple ne peut se pilier aux caprices d’une minorité d’hommes qui foulent aux pieds les bases de la démocratie. Et les regarder faire serait une complicité de notre part », a déclaré le président Jean Claude Kassi le 23 janvier dernier à Abidjan.

Et, il faut dire que le lieu choisi pour faire cette déclaration est fortement symbolique. Le président Ivoirien, Alassane Dramane Ouattara qui avait clairement déclaré qu’il ne ferait pas plus de deux mandats, entretient le flou et refuse de confirmer cette volonté. A moins de dix mois de la présidentielle, ADO qui avait promis de trancher définitivement la question en janvier 2020 semble plus pencher vers un reniement de sa parole. Tout porte à croire qu’il posera une candidature de trop à la prochaine élection présidentielle. Il s’y prépare déjà en menant la guerre à ses deux principaux challengers, Guillaume Soro et Henri Konan Bédié.

La situation est similaire en Guinée Conakry où le président Alpha Condé ne cache plus sa volonté de fouler au pieds les règles de la Constitution pour briguer un autre mandat. Ce qui déjà, fait naitre de vives tensions dans le pays avec une répression sans précédent de manifestants opposés à un mandat de trop.

Au Sénégal également, la question se pose dans une moindre mesure. Le président Macky Sall qui avait promis qu’il ne serait pas candidat en 2024, après sa réélection en février 2019, entretient toujours le flou et, pire encore, sanctionne ses partisans qui osent parler de la question du mandat présidentiel. Surtout ceux qui défendent la thèse des deux mandats.

Seul le président Togolais Faure Essozimna Gnassingbé semble échappé à la nouvelle mesure de la CEDEAO. En effet, la constitution togolaise a déjà été modifiée et le processus électoral pour l’élection présidentielle est déjà engagé.

Dans l’un ou l’autre des cas, la CEDEAO est formelle : il n’est pas question de tolérer un troisième mandat dans l’espace communautaire. Le cas échéant, la CEDEAO « prendra sa responsabilité ».

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