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KHALIFA SALL SUR L’AFFAIRE SWEET BEAUTE : « La cote de popularité des magistrats est au plus bas »

Après 32 mois de silence, comme il le dit, Khalifa Sall a repris la parole. Face à Pape Alé Niang dans l’émission ‘’autour du micro’’ diffusée hier, l’ancien maire de Dakar a d’abord tenu à rendre hommage à ses partisans disparus avant de répondre aux questions de Pape Alé Niang. Morceaux choisis…

« Affaire Sweet Beauté ». « Cette affaire et ses conséquences en seulement quatre jours, doit interpeller tous les sénégalais ». L’ancien maire de Dakar a surtout dénoncé les « méthodes » utilisées par le régime. Pour lui, cette affaire prouve que les sénégalais sont fatigués et ne vont plus accepter certaines choses. « C’est un ras le bol général au plan politique et social des sénégalais. Les gens pensent que c’est entre Sonko et Adji Sarr, mais tout analyste sait quel a été le rôle de l’Etat. La responsabilité du gouvernement se situe au niveau de la manipulation qu’il a exercée. Si le gouvernement n’avait pas certains comportements, on n’en serait pas là. La responsabilité de l’Etat est donc engagée. Celle des magistrats également. De manière générale, le déroulement des choses dans cette affaire, montre que la responsabilité de l’Etat est engagée. Aujourd’hui, tout le monde sait le rôle joué par le gouvernement. Il usait de manœuvre et a lamentablement échoué. Donc, il doit se remettre en question.

Les magistrats aussi. Quand j’ai regardé le séminaire de l’Union des magistrats du Sénégal (UMS) et que je pense aux manœuvres du gouvernement, j’ai de la peine. Et, heureusement, c’est entre eux. C’est dans leurs rangs qu’ils disent ‘’la manière dont nous conduisons ce que le peuple nous a confié n’est ni correcte, ni sainte, ni vertueuse. (C’est eux les magistrats) qui disent qu’ils doivent remettre les choses à l’endroit », fait remarquer Khalifa Sall. Dans ce lot cependant, il dit réitérer son affection et son soutien au juge Souleymane Téliko. Car dira Khalifa Sall, « on a voulu le piéger, le malmener sur la base de ses positions. Est-ce que dans ce pays, personne n’a plus le droit d’exprimer son opinion ? Personne n’a le pouvoir d’empêcher aux gens d’exprimer leurs pensées », décrète l’ancien maire de Dakar. Revenant sur les magistrats, Khalifa Sall estime que leur « cote de popularité » est au plus bas.

Toujours sur les évènements de mars 2021, Khalifa Sall estime que le plus dangereux dans cette affaire, c’est ce qu’il s’était passé à l’université (de Dakar). Pour lui, eu égard de ce qui s’est passé à l’Université, les gens doivent avoir peur du devenir de l’Etat, de la Nation. A travers ces évènements, à travers les discours ethnicistes, des gens ont voulu remettre en cause les fondamentaux de la Nation, ce « commun vouloir de vie commune » qui fait le socle du Sénégal.

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