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ÉMEUTES DU MOIS DE MARS : Sidiki Kaba annonce une “commission indépendante”

Le ministre des Forces armées, Sidiki Kaba, a annoncé, jeudi, la mise en place d’une “commission indépendante et impartiale” pour faire la lumière sur les émeutes qui ont secoué le pays début mars, après la garde à vue pour troubles à l’ordre public de l’opposant Ousmane Sonko.

“Le gouvernement du Sénégal annonce la mise sur pied d’une commission indépendante et impartiale pour rétablir toute la vérité, dans une dynamique de paix et d’apaisement, car la vérité pour que justice soit faite, est un élément qui conforte aussi l’Etat de droit et notre volonté de vivre en commun”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse du gouvernement.

“Cette commission qui est la meilleure façon de situer les responsabilités, sera ouverte pour plus de transparence et d’équité, à l’opposition et aux membres de la société civile”, a-t-il déclaré lors de cette rencontre avec la presse dénommée “Le gouvernement face à la presse”.

Le but visé est de “rétablir la vérité et situer les responsabilités afin de permettre à l’Etat de tirer toutes les conséquences de droit sur les événements douloureux ayant occasionné plusieurs morts, de nombreux blessés et plusieurs dégâts matériels”.

Selon le ministre des Forces armées, il importe pour le gouvernement, à travers cette démarche, d’”éclairer de manière objective, l’opinion nationale et internationale sur ces violences inédites qui ont secoué le Sénégal et dont l’entière responsabilité est imputée, selon des rumeurs entendues, à l’Etat”.

Revenant sur la chronologie des faits, il affirme que ces événements découlent d’une “plainte portée à l’endroit d’Ousmane Sonko par une Sénégalaise d’égale dignité et de son refus d’obtempérer”.

M. Sonko a été interpellé alors qu’il se rendait au tribunal où il devait être entendu par le juge sur la plainte pour “viols répétés et menaces de mort” déposée à son encontre par une employée d’un salon de massage et de beauté dakarois.

Son interpellation fait suite à des divergences avec les forces de l’ordre concernant l’itinéraire qu’il devait emprunter jusqu’au tribunal.

“Le mis en cause a dit qu’il s’agissait d’un complot d’Etat et son appel à la résistance, dans un contexte marqué par la pandémie, avec la privation des libertés, les difficultés économiques et le mal être de la jeunesse, a eu un écho favorable, avec des manifestants qui s’en prenaient à des biens d’autrui, des investissements étrangers et aux symboles de l’Etat”, a-t-il expliqué.

Selon lui, c’est parce que les forces de défense et de sécurité ont fait preuve “de tenue, de retenue et de professionnalisme que le bain de sang a été évité”.

“Dans une dictature, cela ne se serait pas passé ainsi. Mais le chef de l’Etat, conformément à notre tradition républicaine symbolisée par le concept Etat-nation, avait donné l’ordre de ne pas tirer sur la foule.”

Toutefois, a-t-il assuré, “les responsabilités sont situées et les fautifs traduits en justice”.

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