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Dernier mandat de Macky Sall : Sonko lance le compte à rebours

S’il y a quelqu’un qui a une manière bien particulière de clore le débat sur le troisième mandat du président de la République, c’est bien Ousmane Sonko. Le leader du PASTEF (Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité), invité du premier numéro de l’émission “Face à Pape Alé” diffusée ce mercredi 30 octobre sur la Sen Tv, n’a pas souhaité commenté outre mesure cette question autour du mandat présidentiel. Du moins, Ousmane Sonko l’a tranché nette : “Macky Sall, il faut le conjuguer au passé (…) en février 2024, (il) ne sera plus président du Sénégal”, dit-il. Plus qu’un simple pronostic (ferme) ce bout de phrase lancé par l’un des candidats à la prochaine élection présidentielle sonne comme un avertissement lancé à l’actuel chef de l’Etat si tant est qu’il est tenté par un autre mandat – le troisième – à la tête du pays, contrairement à l’esprit de la Constitution référendaire de 2016. Pour Ousmane Sonko, si les présidents (Africains) ont la vilaine manie de vouloir s’accrocher au pouvoir malgré leurs engagements, c’est principalement pour deux raisons. “D’abord, dit-il, parce qu’ils (certains chefs d’Etat) ont fait d’énormes bêtises et croient que leurs successeurs vont les mettre en prison ou mettre des membres de leur famille en prison. Ensuite, parce que leur entourage les incite à rester au pouvoir”.

Ousmane Sonko, président de la coalition “Jotna”, lance ainsi le compte à rebours pour la succession du chef de l’Etat qui vient à peine d’entamer un nouveau mandat présidentielle à l’issue de l’élection de février 2019 d’où il est sorti vainqueur avec 58.28% des suffrages.

Face à notre confrère, Ousmane Sonko, arrivé troisième lors de cette élection avec 687 523 voix (15,67% des suffrages) derrière l’ancien Premier ministre Idrissa Seck (20.51%) a également abordé la question relative au statut de “chef de l’opposition”. “Le statut de chef de l’opposition ne m’intéresse pas”, a-t-il tranché après s’être posé la question de savoir en quoi le statut du chef de l’opposition “peut améliorer les conditions de vie des populations”. “Cela ne change rien dans notre démarche. Je suis un opposant et je surveille les action du Gouvernement, car les trains qui arrivent à l’heure ne nous intéresse pas”, conclut l’ancien inspecteur des impôts et domaines.
Le leader de Pastef s’est également longuement épanché sur ses relations particulières avec les autres leaders de l’opposition, notamment Me Abdoulaye Wade et Idrissa Seck.

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