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ALIOUNE TINE MEMBRE DE LA DÉLÉGATION SÉNÉGALAISE AU MALI : “Le leadership de Macky Sall a été reconnu, c’est indéniable”

Il s’agit d’un Alioune Tine visiblement convaincu qui fait l’éloge du chef de l’Etat Macky Sall dans son rôle dans la crise malienne. Faisant le “compte rendu” de la dernière médiation entreprise par les chefs d’Etats africains, l’ancien secrétaire général de la rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO) qui faisait partie de la délégation du président sénégalais – avec l’ancien ministre sénégalais des affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio – dira que le “leadership du président Macky Sall a été reconnu par les acteurs maliens”. “C’est indéniable”, insiste Alioune Tine, qui est ainsi loin d’émettre sur la même longueur d’onde avec les membres du congrès de la renaissance démocratique (CRD), une entité qui regroupe des leaders de l’opposition notamment Abdoul Mbaye, Mamadou Lamine Diallo et Thierno Alassane Sall.

Au contraire d’Alioune Tine, le CRD estime pour sa part que le président Macky Sall est “disqualifié pour participer à désamorcer la crise au Mali, au regard de la situation dans laquelle il a plongé le Sénégal après plusieurs manipulations de (sa) Constitution et l’organisation d’élections truquées”.

Jeudi dernier, le chef de l’Etat sénégalais et quatre de ses pairs africains dont le président Issoufou, président en exercice de la CEDEAO, ont fait le déplacement à Bamako où ils ont rencontré le président Ibrahim Boubacar Keïta avant de tenir langue avec l’imam Mahmoud Dicko, figure emblématique de la résistance malienne.

Mais, cette (autre) mission de la CEDEAO n’a pas réussi à arrondir les angles. Aucune nouvelle avancée n’a été notée. Au contraire, pour l’imam Dicko “rien n’a bougé pour le moment”. “On ne nous a rien dit que je puisse comprendre. Je voulais le dire très sincèrement, je l’ai dit et redit, nous sommes un peuple debout (…) pas un peuple soumis ou résigné. Je préfère mourir en martyr que de mourir traitre. Les jeunes gens qui ont perdu leur vie ne l’ont pas perdue pour rien”. Une déclaration qui renseigne sur le niveau d’engagement et de détermination de l’imam et de ses camarades du mouvement du 5 juin-rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) qui continuent de réclamer la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta.

Les chefs d’Etat de la CEDEAO qui doivent tenir un sommet extraordinaire de l’organisation ce lundi 27 juillet en visio-conférence, n’ont alors pas droit à l’échec, même si l’antagonisme entre les différentes parties à la crise est de plus en en plus soutenu.

Et pour Alioune Tine qui dit avoir beaucoup échangé avec le chef de l’Etat sénégalais sur la question, “l’échec ne peut être permis”. “Un échec de la médiation peut entraîner un effondrement total. Ce serait une catastrophe et on irait vers l’aventure car le Mali, c’est l’épicentre de la crise sécuritaire dans toute la sous-région. Une digue, si elle cède, il y aura le chaos dans toute la sous-région”, a alerté l’ancien secrétaire général de la RADDHO.

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