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COVID-19 : Moustapha Diakhaté révèle ce qui se cache derrière l’Etat d’urgence et le couvre-feu

Une autre lecture de l’Etat d’urgence que le président de la République, Macky Sall, vient de proroger jusqu’au 2 juin prochain. A en croire Moustapha Diakhaté, cette mesure doit être appréhendée comme un véritable banc d’essai pour le chef de l’Etat de maitriser sa population en quand d’éventuels abus dans sa gestion du pouvoir.

L’ancien ministre chef de cabinet du président de la République qui a publié une tribune sur sa page Facebook commence par cette remarque : « Le pilotage répressif de la lutte contre la propagation du coronavirus avec l’Etat d’urgence assorti d’un couvre-feu et autres mesures punitives, n’est manifestement pas la bonne approche. En atteste la fulgurante progression des cas positifs depuis le 23 mars 2020 malgré l’entrée en vigueur des mesures interdisant les déplacements et rassemblements ». Pire encore, Moustapha Diakhaté révèle que malgré toutes ces restrictions, le Sénégal figure dans le lot des dix pays africains les plus impactés de la pandémie.

Dans une sorte comparaison avec la France, l’ancien parlementaire croit savoir que ce pays n’allait jamais se hasarder à déclarer l’Etat d’urgence assorti d’un couvre-feu si en 60 jours, elle ne comptait que 0,006% de sa population contaminé et une létalité moins élevée que la mortalité routière. La France « ne confinerait pas non plus sa population de 20 heures à 06 heures du matin. Elle n’interdirait ni les déplacements interurbains encore moins les vols internationaux. Aucune de ses frontières terrestres ou aériennes ne serait fermée », analyse Moustapha Diakhaté.

Hélas, regrette-t-il, le Sénégal « dans un mimétisme que rien ne justifie, s’est engagé dans une féroce répression inappropriée pour faire plus peur au lieu d’éradiquer le COVID-19 ». Toutes considérations qui le pousse à penser qu’il s’agit là « d’un projet projet d’expérimentation de la capacité du président Macky Sall de contrôler la population (fermetures des lieux de cultes, répression, prison, hélicoptères de gendarmeries, chars de combats, communications), (ensuite) de soumettre l’assemblée nationale, les institutions de la République, la société civile, les collectivités territoriales, les administrations, les forces de défense et de sécurité (et enfin), de museler les médias, partis politiques, syndicats et société civile (au nom de l’union nationale face à «la guerre patriotique» contre le coronavirus) ».

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