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CONVOQUÉ À LA GENDARMERIE : Sonko appelle à la résistance d’un « Mortal Combat »

L’affaire est partie pour être un long feuilleton politico-judiciaire. Ousmane Sonko leader du parti Pastef/Les Patriotes et député à l’Assemblée nationale, accusé de « viols répétitifs » et « menaces de mort », entre autres chefs dit avoir reçu une convocation de la gendarmerie. Mais, la précision est de taille : « je ne répondrai pas à cette convocation », décrète Ousmane Sonko, péremptoire.

Au préalable, le leader de Pastef/Les Patriotes est revenu sur ce qu’il considère comme un complot d’Etat, à la fois « odieux, minable » « ourdi par Macky Sall » et « mis en œuvre par Félix Antoine Diome soutenu par des intermédiaires ». Lesquels, renseigne encore Ousmane Sonko face à la presse, ont remis de l’argent à sa victime présumée. « Elle a encaissé de l’argent », révèle-t-il avant de promettre d’autres détails de ce « crime imparfait ».

« Ce complot aussi lâche que son commanditaire, Macky Sall » ne passera pas promet le leader de Pastef. Cette « tentative de ce ne sera pas facile s’il plait à Dieu », insiste-t-il. En attendant, Sonko dit lancer un appel à ses militants, sympathisants et aux sénégalais épris de justice de faire face à cette « machination » qui vise à ruiner le projet de redressement du Sénégal qu’il promet de mettre en oeuvre une fois élu. Car, dira-t-il, « Macky Sall sait qu’il va perdre la présidentielle de 2024. Et, notre projet (celui de remporter la présidentielle et changer le pays de fond en comble) est dans le collimateur du régime ».

Le député qui cite le procureur parmi « les comploteurs » se demande si les sénégalais, les militants et sympathisants l’accepteront ? Interpellant Macky Sall, Sonko l’invite sur le terrain politique. « Pour éliminer un adversaire politique il faut le faire sur le terrain politique. L’opposant est un péché au Sénégal, en Afrique et, cela doit cesser. La démocratie ne fonctionne pas comme cela et c’est pour cette raison que ce coup ne passera pas. Le temps n’est plus aux seuls discours, c’est le temps de l’action, de tous les sacrifices. J’appelle notre jeunesse et nos femmes, de nos militants, de tous les sénégalais épris de justice, à se tenir prêt. L’enjeu c’est le projet que nous devons mettre en œuvre et l’heure n’est pas aux conciliabules », dicte Ousmane Sonko qui n’a pas manqué de rappeler qu’il n’en est pas à sa preuve épreuve. A preuve, il rappelle la radiation dont il a été l’objet, l’affaire du pétrole, le dossier des 94 milliards et enfin ce « complot ». Mais, précise-t-il : « Ces épreuves ne font que nous grandir car nous ne savons que nous battre. C’est le dernier ou l’avant dernier combat. Et c’est un combat qui s’annonce mortel, le mot n’est pas de trop. Et, nous ne devons montrer aucun signe de faiblesse. Les sénégalais épris de justice sont appelés. Tous les sénégalais doivent être sur la même ligne de front. Macky n’a que faire du droit, des procédures, de la justice; il ne se que la confrontation, le rapport de force ». « J’ai reçu une convocation à 11 heures, pour affaire me concernant. Je n’y serais pas car un député ne peut être convoqué en tant qu’accusé tant que son immunité n’est pas levée. Je ne dis pas que je ne vais pas répondre à la justice, mais la loi est faite pour être respectée. S’ils veulent il lèvent l’immunité. Si la levée est effective à 10 heures, à 10 heures 05 j’irais répondre. Ils veulent me mettre en prison pour m’empêcher de parler, c’est un ordre de Serigne Bassirou Guèye. Nous résisterons par tous les moyens possibles et appelons tout le monde à cette résistance ».

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