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CONFLIT RUSSO UKRAINIEN ET EVENTUELLE HAUSSE DU PRIX DU PAIN : L’ambassadeur de la Russie à Dakar n’exclut rien

Par-delà l’aspect purement militaire, le conflit Russo Ukrainien fait naitre de nombreuses appréhensions sur la hausse éventuelle de nombreux produits et autres denrées de première nécessité. A Dakar notamment, ce conflit laisse planer de fortes appréhensions sur une éventuelle augmentation du prix du pain. En conférence de presse hier, jeudi, l’ambassadeur de la Russie au Sénégal, a été interrogé sur la question.

Le prix du pain va-t-il augmenter de nouveau. La question est d’autant plus actuelle que la matière première à la base de la fabrication de ce produit est principalement importée de la Russie et de l’Ukraine, deux pays en proie à de vives tensions. Et, la Russie, surtout, subit de nombreuses restrictions de la part des Européens et des Etats-Unis qui lui reproche son « invasion » en Ukraine. Les contrecoups de ce conflit, s’ils sont ressentis pourraient engendrer au Sénégal une hausse jamais connue du prix de la baguette de pain qui pourrait aller « jusqu’à 500 FCFA », alertait récemment le président de la fédération nationale des boulangers du Sénégal, Amadou Gaye.

Face aux journalistes hier jeudi 10 mars 2022, l’ambassadeur de la Russie au Sénégal, Dmitry Kourakov s’est prononcé sur la question. Selon le diplomate, son pays, premier fournisseur du Sénégal en blé (40% du blé consommé au Sénégal vient de la Russie), est en train de tout faire pour que ces contrecoups économiques se ressentent moins. A cet effet, une importante mesure a été déjà prise concernant « une réduction des taxes à l’exportation de blé ». Néanmoins, cette mesure, aussi importante soit-elle, n’aura aucun effet si l’Union européenne et les Etats Unis persistent dans leurs « sanctions économiques » contre la Russie.

Après quinze jours de conflit entre la Russie et l’Ukraine, les prix commencent déjà à flamber, et « pas seulement pour le blé », rappelle d’ailleurs son Excellence, Monsieur Mditry Kourakov. « Le problème ce n’est pas de notre côté parce qu’avec les sanctions, il y a des problèmes de finances et des problèmes logistiques. Ce que nous avons déjà fait c’est réduire les taxes sur l’exportation de blé. Mais ce n’est pas suffisant. On assiste à une montée des prix dans tous les secteurs : le pétrole, le gaz. Il y a des répercussions pour tout le monde », explique encore le diplomate.

Et, pour arrêter cette ‘’hémorragie’’, le patron de la diplomatie Russe au Sénégal ne voit qu’une seule solution : « renoncer à toute sorte de sanctions. Je ne parle pas pour la Russie seulement, mais les sanctions contre l’Iran, Cuba, la Corée du Nord… ». A défaut, les contre coups du conflit Russo ukrainien pourraient toucher le blé et, subséquemment, le pain sénégalais.

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