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Commercialisation de l’arachide : La revanche paysanne !

Faiblesse de la production, incursion massive des étrangers – des chinois notamment – dans le marché. Les producteurs font la pluie et la belle moisson arachidière au moment où la Sonacos est en train de couler. Une situation à haut risque qui inquiète au plus haut sommet de l’Etat où les réunions de crise se multiplient notamment au ministère de l’Agriculture.

Un mois après l’ouverture officielle de la campagne de commercialisation de l’arachide, la Sonacos peine à toujours à rassembler le quota habituel en pareil période. Et pour cause. Le prix au producteur fixé à 210 francs CFA cette année est insignifiant comparé au prix proposé par les acheteurs chinois. En conséquence, les huiliers peinent à trouver la graine, devenue rare, donc très chère, au grand bénéfice des paysans qui cèdent leur production agricole aux meilleur offrant. Ainsi, sur 8 centres de réception, seuls deux ou trois ont reçus quelques camions d’arachides. « Si à Kaolack – meilleure performance – il y a à peine un millier de tonnes, il n’y a pas encore de camion à Ziguinchor, Tamba et Kaffrine. Kolda vient d’en recevoir un hier, (dimanche 29 décembre, NDLR). Ce qui fait que dans l’ensemble du territoire national nous sommes à 3600 tonnes pour un objectif de 150 000 tonnes au moins en un mois », a renseigné à travers les ondes de la Zik Fm. Cette situation n’est pas sans conséquence sur la survie de plus de 2000 travailleurs saisonniers au niveau de la Sonacos.

L’Etat appelé à la rescousse pour sauver la Sonacos

Selon le président des producteurs du bassin arachidier, Ibrahima Badiane, interrogé par la Zik Fm, le prix du kilogramme de l’arachide a connu une très grande hausse. « Nous qui achetions à 275 francs, nous ne voyons même plus de camion ; ils nous demandent 290 voire 300 francs le kg ». Mais il est clair que la situation de la qui ne favorise pas la Sonacos ne sera pas réglée par les paysans qui, de bonne guère, proposent leurs graines aux enchères. Ibrahima Badiane estime que c’est à l’Etat de réagir et faire face à cette situation et faire augmenter le prix par les huiliers afin qu’ils puissent rassembler leur quota.

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