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ANALYSE/ DIALOGUE POLITIQUE : Demain la fin de l’opposition !

Ñangal, dit-on, porte son choix sur Famara Ibrahima Sagna pour diriger le dialogue national. Un choix loin d’être innocent !

Une des rares photos de Famara Ibrahima Sagna

Certes, le nom de Famara n’est pas fréquemment évoqué dans le landernau politique, depuis la chute du président Diouf consécutive à la débâcle socialiste de 2000. Mais, Famara Sagna a – politiquement et techniquement – les épaules assez larges et la méthode suffisamment rodée pour l’exercice.

Juriste, administrateur civil et analyste financier entre autres casquettes, ce polyglotte (il parle 7 langues) qui a travaillé sous la dictée d’un certain Jean Colin, est à cheval entre le passé récent et le présent, entre les différentes chapelles politiques, depuis bientôt 30 ans. Mieux encore, l’ancien secrétaire national du Bureau politique du Ps, chargé des affaires économiques, a déjà fait ses preuves en matière de réconciliation. L’histoire politique contemporaine lui doit la fameuse « réconciliation nationale » à l’issue d’une fructueuse médiation entre le Pape du Sopi et le président Abdou Diouf qui avait abouti, en avril 1991, au fameux Gouvernement de majorité présidentielle élargi.

C’est dire que l’ancien président du conseil économique et social peut bien provoquer le bégaiement de l’histoire. Question : et si la nouvelle opposition sénégalaise, regroupée au sein du Front national de résistance (FNR), décide de lui poser un lapin. Qu’à cela ne tienne ! Ñangal tiendra son dialogue, avec les prétendus « non-alignés » et autres opposants en quête de reconnaissance faciale. Le chef de l’Etat aura plus…

Autrement réconfortant pour le président Sall sera, certainement, la posture d’un certain Elhadj Malick Gackou. En effet, le choix porté sur Famara risque de mettre le patron du Grand parti dans une situation au moins inconfortable. Pour qui se rappelle de la petite histoire, Gackou est un « pur produit », pour ne pas dire une « pure création » de Famara dont il a été longtemps et pour toujours, le poulain. Ainsi sera-t-il, sans doute, le premier à répondre à un appel au dialogue dirigé par Famara, quel que soit par ailleurs le mot d’ordre des adversaires de Macky Sall.

Autant dire que ça sent déjà une nouvelle cassure dans les rangs de l’opposition qui, encore une fois, risque d’être… réduite à sa plus simple expression. Les chemins opposés empruntés par le FNR, d’une part, le Pds de l’autre et les Ovni (opposants virtuels non identifiés) qui, comme Bougane Gueye Dani, manient le chaud et le froid, sonnent probablement la fin de l’opposition. Afin, de ce qu’il en restait !

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