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Alassane Sène : futur « Sheikh suprême » de l’Hémicycle, un de ses « sheikhs » ou recalés ?

Alassane Sène : futur « Sheikh suprême » de l’Hémicycle, un de ses « sheikhs » ou recalés ?

La vie mondaine, le Dakar chic et chaud : Alassane Sène connaît, pour avoir été fils d’un journaliste côté, particulièrement dans le milieu sportif : Majib sène, pour ne pas nommer celui qui dans les stades ou du côté du studio de la Rts faisait corps et âme avec les voix d’Abdoulaye Diaw, Abdoulaye Niane, feu Golbert Diagne, Balabasse Diallo et autres chroniqueurs sportifs, continuateurs de feu Alou. Une vie intrépide et insouciante jusqu’à ce que la spiritualité, naissante, le pousse loin des gradins. Il fallait changer de registre et de fréquentations. Puisque son destin de « Sheikh » Alasse Sène lui avait comme noué tout autour du corps une corde invisible à l’œil nu.

Ainsi finira-t-il par lancer ou lâcher « Taree Yallah » : un mouvement qui s’affirmera tout le long du magistère du Président Wade. Parce que Sheikh Alassane s’étant découvert comme appartenant au cercle des voies et voix de l’Islam. Alors, il sera apprécié en tant que conférencier religieux. Sa concession d’Ouest-foire sera ainsi le centre d’assoiffés de savoir, autant que de nécessiteux. Est-ce la misère de ces derniers-là, cumulée à la lecture d’ouvrages « engagés » enfouies dans son subconscient d’apprenant dans l’école française, qui l’ont poussé progressivement dans le champ de la politique ?

Est-ce plutôt son séjour en prison, sous le régime de Macky Sall et avec de graves accusations gravitant autour d’actes de « terrorisme, atteinte à la Sûreté de l’Etat, association de malfaiteurs et actes visant à troubler l’ordre public qui a fait déborder le vase de ses frustrations à l’égard du pouvoir de Sall ? C’était en 2015 et pendant 13 longs mois.

En tout cas, la rigueur carcérale l’a comme marqué et motivé à s’engager nettement dans le « marigot » de la politique, sans quitter les foyers religieux. Puisqu’en 2018, Sheikh Alassane Sène va lancer, en perspective de l’élection présidentielle de février 2019, son mouvement politique « Daj Dëpp » : une dénomination puisée dans le répertoire du « 1er lieutenant de Bamba », Ibra Fall. Cependant, Sheikh Alassane Sène renoncera à sa candidature pour s’incruster dans la coalition attractive de l’époque : Idy 2019, qui arrivera 2ème au classement.

Maintenant, sans doute allergique au « Mbourok sow » et entendant combattre le régime de son « geôlier » et entendant autrement ce que doit être le rôle et l’image d’un député, l’animateur de conférences religieuses à travers le petit écran a fini par se positionner comme porte drapeau de la coalition « Naataangue Askan Wi », qu’il a initiée avec d’autres leaders politiques. Parmi eux, on peut citer l’ancien ministre sous le régime libéral, Khouraichy Thiam, et Dr Mohamed Diallo, Coordonnateur national de ladite coalition. Leur ambition, en cas de victoire le soir du 31 juillet prochain, est de faire de l’Assemblée nationale, une « institution législative totalement indépendante qui fait face à l’Exécutif », entre autres tâches parlementaires.

Ce qui reste de l’ordre du possible, puisque Sheikh Alassane a su passer devant sa coalition le tri des personnages et faire taire la volonté qu’avait son compagnon Dr M. Diallo de le « diminuer » à défaut de l’évincer. Reste désormais à savoir si au soir de ce 31 juillet, Alassane Sène sera le « Sheikh suprême » de l’Hémicycle, l’un de ses « sheikhs » ou recalés de la course pour la 14ème législature. Verdict dans moins d’une semaine !

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