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AFFAIRE SWEET BEAUTE : Ousmane Sonko finalement inculpé

Comme la guerre de Troie, le procès aura lieu dans l’affaire « Sweet Beauté » du nom de ce cabinet de massage, à l’intérieur duquel aurait lieu des faits graves de viols répétés et menaces de mort. Le doyen des juges, après avoir bouclé son instruction et, suivant le réquisitoire du parquet a décidé d’envoyer les deux parties devant en procès. Conformément au code de procédure pénale, cette affaire qualifiée de crime sera ainsi jugée devant la chambre criminelle.

Elle va donc opposer Adji Rabi Sarr à Ousmane Sonko. La partie civile accuse le leader de Pastef de viols et menaces de mort dans l’enceinte même du salon Sweet Beauté. Des accusations toujours réfutées par le mis en cause, réconforté par plusieurs témoignages depuis le début de cette affaire en février 2021.

Le 6 décembre dernier, l’opposant Ousmane Sonko et son accusatrice Adji Sarr ont été entendus au tribunal de Grande instance hors classe de Dakar par le juge d’instruction dans le cadre de l’affaire ‘’Sweat Beauty ».

Après leurs auditions séparées dans le cadre de l’affaire de viols les opposant, le leader de Pastef et la masseuse du salon de massage ‘’Sweat Beauty » s’étaient retrouvés dans le bureau du Doyen des juges Oumar Maham Diallo pour une confrontation.

L’affaire Adji Sarr qui aurait pu être une affaire purement et simplement privée, est devenue par la force des évènements, une affaire foncièrement politique. Le leader de Pastef, farouche opposant au président Macky Sall a plus ou moins réussi à faire passer « l’affaire » comme un funeste complot visant à freiner sa marche vers le Palais. Ousmane Sonko a pendant près de deux ans, pu tenir le haut du pavé, réconforté dans sa position par les ramifications du dossier à travers plusieurs témoignages de personnages clés dont le capitaine Oumar Touré, le propriétaire du cabinet Sweet Beauté, Ndèye Khady Ndiaye et son époux mais aussi et, surtout, le docteur Alphousseyni Gaye, médecin qui a consulté la victime présumée et établie un certificat médical.

Et, comme couronner le tout, des enregistrements audio détenus par Mc Niasse semblent confirmé la thèse défendue par Ousmane Sonko.

Mais, tous ces éléments n’ont pas convaincu le Parquet et finalement le doyen des juges qui a décidé d’envoyer l’affaire devant la chambre criminelle pour un procès dont la date n’est pas encore retenue mais qui, sans doute, risque de réduire considérablement la marge de manœuvre de l’un des candidats les plus sérieux de la prochaine élection présidentielle prévue dans un peu plus d’un an.

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