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Adji Sarr pourrait être l’agnelle du sacrifice

S’il y avait pas l’inattendu « sable » jeté dans le « couscous » du projet d’amnistie politique qu’avait ordonné de dérouler le président de la République Macky Sall, nul doute que la matérialisation de cette volonté, pas seulement mue par un « climat politique apaisé », pourrait être en faveur de la « masseuse » Adji Sarr dans le prochain procès qui l’opposera  à l’opposant Ousmane Sonko. Elle l’accuse « de viols répétés avec menaces de mort ». Mais la sortie de Karim Wade, auquel la loi allait rétablir dans  droits civiques, pourrait bien la désavantager à l’occasion. Puisque « l’amnistie » qui allait redistribuer les cartes jusque dans le camp de l’opposition, pourrait ne pas avoir lieu.

Ousmane Sonko n’avait pas souffert durant la dernière campagne des élections législatives du 31 juillet dernier des accusations de « viols répétés avec menaces de mort ». Tout au contraire ! Car, malgré le fait d’avoir été gommé tête de liste de la coalition Yewwi askan wi par le Conseil constitutionnel,  celle-ci est devenue la 2ème force parlementaire dans l’actuelle législature. Une percée qui a boosté, par ricochet, l’envergure du maire de Ziguinchor à travers le Sénégal et sa diaspora. Mieux ou pis, avec la « transhumance » d’Idrissa Seck qui s’était placé devant lui à la 2ème place à la Présidentielle de 2019, Ousmane Sonko s’est positionné, de fait, comme principal opposant au Président Macky Sall et son régime.  Un « bonus populaire » qui ne fera que renforcer  et élargir son cercle d’affidés.

Sa convocation par le défunt Doyen des juges, Samba Sall, dans cette affaire n’était pas allée jusqu’à terme ; à cause de la marée humaine qui avait déferlé en bouclier tout autour de lui. Il s’en était suivi casses et cadavres humains. A présent, le procès est dit imminent. Mais, pourvu que les mêmes causes ne produisent les mêmes effets. Ce qui serait extraordinairement miraculeux ; ceci d’autant  plus que l’accusé Ousmane Sonko a dernièrement dit publiquement, haut et fort que « personne ne pourra m’empêcher de me présenter à la Présidentielle de 2024 ». Et comme pour s’assurer que la sécurité commence d’abord autour de soi, le maire de Ziguinchor, qu’il est devenu, était au cœur des « 48 heures dédiées » à sa commune. Ce fut l’occasion de remettre au goût du jour son « Burok » et d’en dire plus : « Notre programme que nous avions présenté aux Sénégalais verra chacun de ses points abordé au cours de notre mandat à la tête de la commune ».

Un autre nouvel artifice politique pour se fidéliser davantage son terroir et prendre à témoin les « Sénégalais » ; ceci si jamais on tentait de l’ « empêcher » de participer à la « Présidentielle de 2024 », par le truchement des « accusations » contre lui portées par la l’ex ( ?) « masseuse » Adji Sarr ? On est tenté de le croire. C’est ainsi sans doute son accusatrice qui se fait, maintenant, plus de soucis au sujet de leur affaire. Ses conseils à alle risquent de brandir, à leur tour, l’épouvantail d’un « procès politique » Puisque si c’est presque un risque inouï de braver l’Etat, ça l’est presque pour une « simple citoyenne » d’accuser un opposant charismatique qui draine partout des foules « hystériques », de « viols répétés avec menaces de mort ». Pour l’avoir fait, Adji Sarr pourrait être l’agneau du sacrifice. Car le contexte politique actuel fait écran à son « étoile », au profit de celle de son « bourreau » présumé.

(Source Journal Alerte)

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