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LEVÉE DE FONDS POUR LE PASTEF : Antoine Félix Diome menace de dissoudre le parti d’Ousmane Sonko

Ce sera en vertu de l’article 3 de la loi 81-17, relative aux partis politiques, modifiée par 89-36 du 12 octobre 1989. Dans un communiqué signée hier, samedi 2 décembre 2021, le tout nouveau ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Diome rappelle d’abord « un message audiovisuel récemment diffusé sur les réseaux sociaux (et informant) sur ‘une campagne de levée de fonds internationale’ au profit du parti politique dénommé PASTEF, afin de financer ses activité' ».

Or, rappelle le ministre de l’intérieur, sur la base de la loi précitée, « les partis politiques ne peuvent bénéficier d’autres ressources que celles provenant des cotisations, dons et legs de leurs adhérents et sympathisants nationaux et des bénéfices réalisés à l’occasion de manifestations ». En conséquence, prévient le ministre de l’Intérieur, par ailleurs ancien procureur spécial de la cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) : « tout parti qui reçoit des subsides de l’étranger ou d’étrangers établis au Sénégal s’expose à la dissolution, conformément à l’article 4 alinéa 2 de la loi de 1981 susmentionnée ».

Pour rappel, dans l’optique de « renforcer l’ouverture démocratique », l’alors président Abdou Diouf, nouvellement porté à la tête du pays en 1981, avait soumis à l’Assemblée nationale un projet de loi qui avait entre autres objets, de modifier l’article 3 de la Constitution pour supprimer la limitation des partis (jadis imposée par le président Léopold Sédar Senghor) et l’indication des courants de pensée. Dans son alinéa premier, l’article 3 de la Constitution disposait : « La loi constitutionnelle N° 76-01 du 29 mars 1976 a institué un régime de tripartisme assorti de l’obligation, pour chacun des partis politiques, de représenter l’un des trois courants de pensée suivants : libéral, socialiste, marxiste-léniniste ou communiste ».

Le communiqué du ministre de l’intérieur n’a pas manqué de susciter de réaction chez les politiques. L’une des premières d’entre elles, celle de Thierno Bocoum. Pour le leader du Mouvement AGIR, si Antoine Félix Diome « a raison sur tout ce qui a été écrit », il est opportun de se poser la question de savoir « quel est le lien de causalité avec la campagne de levée de fonds organisée par le parti PASTEF et financé par ses membres et sympathisants ? » « Aucun » ! répond l’ancien parlementaire qui précise « ce parti a apparemment respecté la loi puisqu’il a fait appel à ses adhérents et sympathisants ».

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