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COUR DE REPRESSION DE L’ENRICHISSEMENT ILLICITE : Des magistrats payés à ne rien faire

Les sénégalais sont-ils en train d’assister à la mort progressive de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) ? La question coule de sens au regard de la publication, ce vendredi, d’un article que nos confrères du journal “Libération” ont consacré à la plus controversée des juridictions sénégalaises. Nos confrères qui révèlent que les magistrats de cette juridiction d’exception sont “payés à ne rien faire”, précisent notamment que “la CREI a cessé de travailler depuis sa dernière enquête concernant la fortune du maire de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé, (ancien proche collaborateur de Karim Wade dans le cadre de l’ANOCI, ndlr)”. “Le Parquet spécial, précisent encore nos confrères, garde sa requête concernant ce dossier depuis…2 ans”.

La CREI dont la dernière réunion remonterait en 2015, nourrit des magistrats qui “tournent les pouces” depuis 2018, année au cours de laquelle, une réforme” de l’institution avait pourtant été annoncée.

Juridiction (bien) spéciale créée en 1981 sous le magistère du président Abdou Diouf, la Cour de répression de l’enrichissement illicite est restée inactive pendant plus de trois décennies avant d’être réveillée en 2013 par le président Macky Sall, venu au pouvoir un an plus tôt. Ressuscitée pour demander des comptes ou en régler à certains poids lourds du régime de Wade, la CREI a battu les records de contestation. Chargée de réprimer l’enrichissement illicite, elle avait fini par condamner Karim Wade, ancien ministre et fils du président Abdoulaye Wade, à une peine 5 ans de prison ferme. Depuis, la CREI peine à dérouler le reste de “son programme” concernant notamment le procès d’autres dignitaires du régime libéral dont Oumar Sarr, Me Ousmane Ngom, Abdoulaye Baldé ou encore Me Madické Niang, cité par le procureur spécial près ladite Cour, Alioune Ndao.

Mais, au bout de plusieurs mois d’activités et de relations plutôt heurtées avec la tutelle, le procureur Alioune Ndao avait été “limogé” en plein procès parce qu’il aurait “refusé de suivre les instruction de l’alors ministre de la Justice, Aminata Touré.

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