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URGENT/MALI : Le président IBK et son PM arrêtés par l’armée

Les choses s’accélèrent au Mali où le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta, son Premier ministre Boubou Cissé ont été arrêtés par les militaires cette après midi. D’autres dignitaires du régime, dont le fils du président de la République, Karim Keïta, de hauts gradés de l’armée et d’autres ministres – celui de l’économie et des finances notamment – seraient également entre les mains des militaires qui ont pris la célèbre et très stratégique base militaire de Kati, située à une quinzaine de kilomètres de la capitale, Bamako.

S’agit-il d’une tentative de coup d’Etat ? Pour le moment, le flou demeure autour de la situation. Le chef de la mutinerie affirme qu’il a trouvé le chef de l’Etat dans sa résidence avec son Premier ministre. “Nous les avons pris pour discuter avec eux”, ajoute-t-il. Hier, lundi un conseil de défense de l’armée s’était réunie pour annoncer d’importantes décisions dans le cadre de la réforme de l’armée. Parmi ces décisions, une particulièrement, n’a pas plu aux soldats maliens qui devront “prendre beaucoup plus d’années avant de connaître un avancement dans la hiérarchie militaire”. Voilà, selon certaines informations disponibles, ce qui a causé la mutinerie de ce mardi 18 août. Une mutinerie qui est allée crescendo au fur et à mesure que les militaires apprenaient les raisons pour lesquelles leurs collègues avaient choisi la méthode forte.

Très vite, l’Onu a annoncé une réunion d’urgence du conseil de sécurité ce mercredi. L’Union européenne et l’Union africaine surtout – qui veut s’assurer du respect des institutions républicaines – ont condamné ce qui se passe au Mali. En attendant, il serait difficile voire impossible de faire un lien entre les évènements de ce matin aux manifestations de ces dernières semaines, conduites par le Mouvement du 5 juin qui réclame la démission du président Malien, Ibrahim Boubacar Keïta (75 ans).

Néanmoins, l’un n’exclut sans doute pas l’autre. En mars dernier, les élections législatives sont organisées au Mali. En avril, la Cour constitutionnelle décide d’inverser certains résultats au bénéfice du parti du président Ibrahim Boubacar Keïta. Cette décision provoque une colère nouvelle alors qu’il y en avait déjà une “sous-jacente” des opposants qui dénoncent une corruption rampante, les violences intercommunautaires et les violences jihadistes. Tout un cocktail explosif ravivé au mois de juillet par le comportement du fils du président IBK. En effet, au moment où le Mali traverse une crise politique et sociale, des images montrent le fils du président dans un yacht de luxe avec des femmes légèrement vêtues.

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