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NOUVEAU MESSAGE DE L’IMAM DICKO À LA CEDEAO : « Nous ne nous sommes pas déplacés pour chercher des places ou devenir ministres »

Au plan politique donc, il n’a rien à perdre. Mais, pour le salut du peuple malien, l’imam Mahmoud Dicko a tout à gagner. C’est d’ailleurs ce qui explique la portée de son engagement. Auteur d’une boutade devenue célèbre est virale sur les réseaux sociaux – « Je préfère mourir en martyr que de mourir en traitre » – l’imam Mahmoud Dicko, refuse encore toute forme de résignation. Mais, malgré la force de son engagement, la principale figure de la résistance au Mali face au président Ibrahim Boubacar Keïta qu’il a soutenu par le passé, n’est « candidat à rien » et ne vise aucun poste. Il l’a dit à travers les ondes de la radio privée sénégalaise, SUD FM où il était l’invité de l’émission dominicale, « Opinions ».

Ce propos qu’il a tenu ce dimanche sonne également comme un message adressé à la CEDEAO qui a prévu un sommet extraordinaire sur la crise au Mali après l’échec d’une mission conduite jeudi dernier par cinq chef d’Etat de la zone dont le président de la République du Sénégal, Macky Sall. L’imam Mahmoud Dicko qui qualifie de « superficielles » la proposition de sortie de crise faite par la CEDEAO, précise que la crise qui secoue le Mali « n’est pas une crise politique ou institutionnelle ». « Je vais d’abord saluer la présence de ces chefs d’États au Mali pour venir partager avec nous les préoccupations qui sont les nôtres. Le Mali traverse aujourd’hui une crise extrêmement profonde parce que c’est une crise existentielle », a d’abord précisé l’imam Dicko avant d’insister : « C’est l’existence même du Mali qui est en jeu ».

Aujourd’hui, explique encore l’invité de « Objection », si les maliens se sont mis ensemble, c’est pour « restaurer la nation malienne qui est en train de s’abîmer sous leurs yeux ».

Revenant sur l’échec des missionnaires de la CEDEAO, l’imam Mahmoud Dicko l’explique par le fait que le problème leur a été explosé de manière superficielle. En conséquence, les solutions qu’ils ont proposés pouvaient être que « superficielles » : un gouvernement d’union national. « Les mesures qu’ils ont prises sont vraiment des mesures superficielles qui ne tiennent pas en compte les véritables problèmes de gouvernance qui minent ce pays », fait remarquer l’imam qui termine sur une note ferme : « Ce n’est pas un gouvernement d’union qui nous intéresse ». « Nous ne nous sommes pas déplacés pour chercher des places ou devenir ministre. (…) je ne cherche rien et je ne suis candidat à rien. Je suis imam et je resterai imam. Aujourd’hui, ce sont les populations qui sont en train de s’entretuer et c’est encouragé par les autorités au vu et au su de tous. Ce qui m’intéresse c’est de trouver une solution à cela », plaide-t-il.

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