MONDE
A la Une

MALI : Le président IBK lâche du lest face à la détermination des manifestants

Une grêle de protestations convergent vers elle, depuis le début de la crise. La Cour constitutionnelle malienne avait décidé en mars dernier, de l’invalidation d’une trentaine de résultats des élections législatives organisées entre les mois de mars et avril dernier.

La Cour constitutionnelle malienne a été dissoute “de fait” ce samedi 11 juillet par le président Ibrahim Boubacar Keïta (75 ans) qui continue de lâcher du lest devant plusieurs milliers de manifestants certes éprouvés par les affrontements – les heurts ont occasionné quatre morts et plusieurs dizaines de blessés – avec les forces de l’ordre mais, déterminés à aller jusqu’au bout de leur combat qu’ils mènent pour “la démission” du président IBK.

La “dissolution de fait de la Cour constitutionnelle” fait suite de l’abrogation des décrets portant nomination des juges de cette haute juridiction. Dans une allocution télévisée – la deuxième en seulement une semaine – le président malien s’est voulu on ne peut plus conciliant : “J’ai décidé d’abroger les décrets de nomination des membres restants de la Cour constitutionnelle et d’aller vers la mise en oeuvre des recommandations issues de la mission de la CEDEAO”. Mieux, poursuit le président malien, “cette dissolution de fait de la Cour va (nous) conduire dès la semaine prochaine à demander aux autorités compétentes la désignation de membres pour que, rapidement, une cour reconstituée nous aide à trouver les solutions aux contentieux issus des élections législatives”. Auparavant, un “gouvernement d’ouverture” avait été annoncé par le Premier ministre. Sa mise en place devrait être effective “rapidement”. Une proposition rejetée par les leaders du M5 malgré les tentatives de médiation de la CEDEAO.

Interrogé par France 24, Kaou Abdramane Diallo porte-parole du Mouvement M 5 déclare : “Nous restons mobilisés parce que la répression renforce notre détermination et nous allons continuer avec notre mot d’ordre jusqu’à la fin du régime IBK qui est un cancer aujourd’hui pour tout le Mali”.
Selon le mouvement M 5 et ses milliers de soutien, le pouvoir a échoué à régler les problèmes sécuritaires et économiques, les défaillances dans les services publics ou encore à éliminer la corruption au sein des institutions.

Ce samedi, le calme est quelque peu revenu à Bamako. Les habitants de la capitale malienne peuvent circuler à nouveau malgré les barricades incendiés. Mais la situation reste très tendue.

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer