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MALI : IBK forme un gouvernement exceptionnel de 6 membres pour “négocier” (Proposition de la CEDEAO)

Le tout sous la supervision d’un comité de suivi. Lequel, composé représentants du Gouvernement, de la société civile, de la Magistrature, du Parlement, du Mouvement du 5 juin (MS-RFP), des jeunes et des femmes. Sous la présidence de la communauté des États d’Afrique de l’ouest (CEDEAO), ledit comité va assurer sa mission en collaboration avec l’union africaine (UA) et les Nations Unies.

Plongé dans une crise politique depuis plusieurs semaines, le Mali pourrait bientôt voir le bout du tunnel. En attendant la réaction de l’opposition regroupé autour du Mouvement du 5 Juin ‘’M5’’, la communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) qui étudie en son sein une solution de sortie de crise a pris une série de mesures aux termes d’un sommet extraordinaire tenu hier lundi 27 juillet par visioconférence. Le plan de sortie de crise proposé par les dirigeants des quinze pays membres de la CEDEAO doit être mis en œuvre dans un délai de dix jours.

En attendant la suite, la CEDEAO a ordonné au Mali la démission de 31 députés « mal élus » et notamment la formation d’un gouvernement d’union nationale.

« Nous avons demandé instamment la démission immédiate des 31 députés dont l’élection est contestée, y compris le président du Parlement », a expliqué le président Nigérien, Mahammad Issoufou. Le président en exercice de la CEDEAO ajoute que « la majorité présidentielle devrait tout mettre en œuvre par matérialiser cette démission qui ouvrira la voie à des élections partielles ».
Ce message est bien reçu par Bamako. Mieux, quelques heures après le sommet, le président Ibrahim Boubacar Keïta a décidé de constituer un gouvernement de six membres autour du Premier ministre. La mission de ce ‘’mini gouvernement’’ est de négocier la formation de ce gouvernement d’union nationale selon les recommandations de la CEDEAO.

Le Mali qui est plongé dans une crise institutionnel depuis le mois de juin dernier fait face à une crise sociale d’envergure depuis les dernières élections législatives de mars-avril et l’intervention de la cour constitutionnelle – finalement dissoute – qui a attribué des sièges supplémentaires au parti au pouvoir.

Après le sommet des chefs d’Etats de la CEDEAO, les réactions sont très attendues dans le camp de l’opposition regroupée au sein du mouvement du 5 juin (M5-MFP). La voix de l’imam Dicko surtout, est très attendue. La veille de ce sommet extraordinaire, l’imam Mahmoud Dicko avait en effet clairement indiqué qu’ils ne sont pas venus « négocier des postes de ministres ».

Le tout sous la supervision d’un comité de suivi. Lequel, composé représentants du Gouvernement, de la société civile, de la Magistrature, du Parlement, du Mouvement du 5 juin (MS-RFP), des jeunes et des femmes. Sous la présidence de la communauté des États d’Afrique de l’ouest (CEDEAO), ledit comité va assurer sa mission en collaboration avec l’union africaine (UA) et les Nations Unies.

Très attendu ce lundi 27 juillet après le voyage de cinq chefs d’Etats de pays membres à Bamako jeudi dernier, le sommet extraordinaire de la CEDEAO sur la question malienne s’est tenu en visioconférence. Pendant plusieurs tours d’horloge, le président Issoufou – président en exercice – et ses pairs ont passé en revue les différents segments de la crise qui secoue le Mali.

Première concession du président Ibrahim Boubacar Keïta : la mise en place “rapide” d’un Gouvernement d’union national avec la participation de l’opposition. Le président malien a en effet validé ce paragraphe de la nouvelle feuille de route tracée par la CEDEAO en constituant une équipe ministérielle restreinte.

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