MONDE
A la Une

« L’opposition est attendue et même, fortement désirée dans le prochain gouvernement » (Boubou Cissé, Premier ministre malien)

Tous les observateurs l’attendaient avec impatience. La réaction de l’opposition malienne est tombée ce mardi, 24 heures après le sommet extraordinaire de la CEDEAO tenue hier, lundi 27 juillet. Mais, c’est encore le statuquo malgré l’appel du Premier ministre malien qui a déjà formé un gouvernement de six membres, chargé de « négocier » la formation d’un gouvernement d’union nationale.

« L’opposition est attendue et même, fortement désirée dans le prochain gouvernement qui va être mis en place incessamment ». Ces mots sont du Premier ministre malien. Le docteur Boubou Cissé qui s’est rendu chez l’imam Mahmoud Dicko, membre influent du M5, a presque supplié l’opposition qui, un peu plus tôt dans la journée, a sorti un communiqué en réaction au plan de sortie de crise décliné hier lundi 27 juillet lors d’un sommet extraordinaire de la communauté économique des États d’Afrique de l’ouest (CEDEAO). Sans grosse surprise, l’opposition a rejeté les propositions de l’organisme sous-régional, notamment la mise en place de ce fameux gouvernement d’union nationale. Surtout, elle continue de réclamer la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta.

« Le M5-RFP, réaffirmant sa détermination à mener son combat pour sauver le Mali, menacé en tant qu’Etat, Nation, Démocratie et République laïque, exige plus que jamais la démission de M. Ibrahim Boubacar Keïta et de son régime qui portent l’entière responsabilité de cette sinistre perspective pour notre pays », a écrit le mouvement de protestation ce mardi.

C’est alors le statuquo en attendant une prochaine réaction de la CEDEAO qui avait déjà annoncé la mise en place d’un « régime de sanctions » contre ceux qui poseront des actes à l’encontre de toute personne qui entravera la mise en oeuvre effective des mesures de stabilisation du Mali.

Élu en 2013 puis réélu en 2018 pour un dernier mandat de 5 ans, le président IBK est accusé par l’opposition d’être à l’origine de la crise qui secoue le pays depuis plusieurs semaines. Cette crise qui a débuté après la validation par la Cour constitutionnelle – aujourd’hui dissoute – de sièges supplémentaires au Parlement en faveur de la majorité présidentielle, s’est exacerbée ces derniers jours avec des émeutes qui ont fait une dizaine de morts dans la capitale malienne.

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page