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Référendum pour un troisième mandat de Condé : La Guinée refuse et s’embrase

Trois “petites” semaines après le report des échéances électorales, la Guinée n’était toujours pas prête à avale la pilule. Convoqués ce dimanche 22 mars 2020 pour se prononcer sur le référendum constitutionnel et en même temps élire les députés.

Mais, l’opposition qui a réussi à rallier à sa cause la majeure partie des guinéens, semble déterminée à pousser le président Condé à la sortie, conformément aux dispositions actuelles de la Constitution qui n’autorisent pas un troisième mandat au président. En effet, si pour Alpha Condé il faut une nouvelle Constitution – à sept mois de la présidentielle du mois d’octobre prochain – cette réforme va doter la Guinée d’une Constitution qui réponde aux besoins actuels” (sur les droits des femmes, la lutte contre les mutilations génitales féminines, la gratuité de la scolarité, l’écologie, la répartition des revenus de l’État), l’opposition, fortement soutenue par les populations y voit un subterfuge enrobé pour permettre au président Alpha Condé un mandat de plus.

Ce dimanche, jour de vote, le scrutin a, sans surprise, été émaillé par de nombreux heurts à travers les rues de la capitale et dans plusieurs autres localités du pays. Outre le matériel qui a été brûlé dans certaines zones comme Conakry la capitale, la Basse Guinée et ses préfectures (Kindia, Boké, Boffa, Télimelé) au Fouta (Labé, Mamou, Pita, Tougué) et la Guinée forestière, N’Zérékoré essentiellement, des bureaux de vote ont été également été vandalisés et des agents électoraux chassés ou tout simplement pris à partie.

Déjà, ce samedi, à la veille de ce scrutin, de nombreuses perturbations avaient été notées avec, notamment, des coups de feu entendus dans la capitale Guinéenne, Conakry.

C’est dire que la situation en Guinée est très tendue et présage des lendemains encore plus troubles. La organisme communautaire comme l’Union africaine (UA), la CEDEAO et l’Union européenne n’ont pas envoyé d’observateurs électoraux pour superviser les élections. Ces organismes sont en effet, persuadées que “les conditions d’un scrutin sérieux, apaisé et inclusif” n’étaient pas réunies.

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