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« Jammeh sera immédiatement arrêté s’il remet les pieds en Gambie » (Ministre)

Ce mardi 21 janvier 2020 correspondra, jour pour jour, à la troisième anniversaire du départ de Yahya Jammeh de la Gambie qu’il a dirigée de mains de maître depuis 1994, à la faveur d’un coup d’Etat réussi. Aujourd’hui, l’ancien chef d’Etat gambien est en train de manœuvrer pour un retour (triomphal) à Banjul. Contraint à l’exil en 2017, Yahya Jammeh compte d’ailleurs de fervents supporters qui se sont mobilisés vendredi dernier, pour demander son retour au pays. Petit à petit, dans la tête des gambiens, un tel scenario est plausible voire…nécessaire pour certains. « Depuis qu’il est parti, nous ne sommes plus en sécurité, le pays est devenu un véritable laisser-aller. Personne n’a plus peur de rien », confie une des manifestantes rassemblées samedi dernier.

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Mais, si une bonne partie de la population souhaite le retour de Babili Mansa, surnom de Yahya Jammeh, un tel retour relèverait tout simplement l’utopie aux yeux des tenants actuels du pouvoir. Et, Adama Barrow, sur cette question, reste intraitable. « Yahya Jammeh sera immédiatement arrêté s’il met les pieds en Gambie », assure le ministre gambien de la Justice. « Ne vous y trompez pas. Si l’ancien président Yahya Jammeh revient un jour dans ce pays, il sera immédiatement arrêté et inculpé. Aucun bavardage irresponsable ni aucune complicité politique ne l’empêchera. Il sera soumis à un processus de responsabilité comme tout accusé ordinaire dans ce pays», prévient Abubacar Tambadu, Chancelier gambien qui précise : « Il ne peut être exclu que des crimes contre l’humanité aient été commis en Gambie, entre juillet 1994 et janvier 2017, sous l’ancien président Yahya Jammeh, et ceux qui seront identifiés par le TRRC (The Truth, Reconciliation and Reparations Commission, équivalent de la Commission vérité et réconciliation) feront face à certaines poursuite ».

Selon Abubacar Tambadu, la Commission vérité, réconciliation et réparations, qui a enquêté sur l’ère Jammeh, a donné mandat pour que soient poursuivis ceux qui portent la plus grande responsabilité sur les violations et abus des droits de l’homme.

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