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FORUM MONDIAL DE L’EAU : Les « 4 Commandements » du conseil mondial

Brillante ampoule dans la galaxie des organismes qui œuvrent pour la résolution définitive des problèmes liés à l’eau dans le monde, le Conseil mondial de l’eau a naturellement, été bien représenté à Dakar où se tient le 9ème Forum mondial de l’eau. Dans sa contribution, la structure a insisté sur quatre obligations visant la sécurité de l’eau.
« A l’occasion de ce forum de l’eau, écrivons le futur de l’eau, visons la maîtrise du cycle de l’eau car nous sommes rassemblées ici ne voulant qu’une chose, que l’eau, la nature, et l’homme redeviennent d’inséparables amis. La tâche est immense sans doute mais elle est nécessaire. Il faut du temps, alors pressons le pas, forçons l’allure. Il y a urgence et ces urgences, nous sommes ici à Dakar pour les crier ». Le préambule de l’allocution de M. Loïc Fauchon résonne encore. Pour le président du Conseil mondial de l’eau (CME), ces urgences tournent autour de quatre axes stratégiques majeurs. Il faut d’abord, dans les quatre coins du monde, « assurer la sécurisation de la ressource, disposer de plus d’eau, mais en consommer moins et mieux ». Pour ce faire, prévient-il, « la technologie et l’apport du digital ne suffiront pas. Il faut innover toujours, pomper, transférer, dessaler et recycler, accroître les masses d’eau disponibles. »
Ensuite, la deuxième obligation découlant de la première porte, selon M. Fauchon, sur « le droit à l’eau ». Lequel doit être considéré comme « élément indispensable de la dignité humaine ». « Nous disons qu’il faut l’inscrire dans les textes fondateurs, dans les Constitutions de chacun des pays, etc. Nous disons qu’il faut apporter peu à peu une allocation minimale gratuite mais il faut plus », préconise-t-il car, « le droit à l’eau deviendra réalité si nous nous obligeons à le rendre opposable aux tiers comme on dit en urbanisme, en associant sur ce point les pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires ».
En troisième lieu, le patron du CME évoque le « Financement » comme une autre « obligation ». Selon son président, le CME qui « ne veut plus entendre cette triste rengaine, ‘’ l’eau n’a pas assez d’argent, et l’argent n’a pas assez d’eau’’ », a plaidé l’annulation de la dette pour les États et les collectivités les plus pauvres. A la condition, précise M. Fauchon, d’une « exigence de réinvestissement immédiat à même montant dans la construction d’infrastructures de l’eau et de l’assainissement autant que la maintenance et la formation des femmes et des hommes ».
Au-delà, « nous voulons un fonds bleu issu des financements du climat en véritable fonds international pour la sécurité de l’eau. Seuls ces financements massifs mais contrôlés autoriseront à faire face aux défis de ce siècle : nourrir la planète », ajoute-t-il.
Enfin, le patron cite la gestion du Fleuve Sénégal en exemple. Il dit : « L’exemple de la gestion du Fleuve Sénégal est là devant nos yeux : coopération plutôt que confrontation, association plutôt que division, qui permettront des terres abreuvées grâce à des fleuves protégées. Voilà bien cette hydro diplomatie qui s’impose à nous ».

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